Christophe Willem Cirque Royal : let's dance !

Christophe Willem Cirque Royal : let's dance !
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Christophe Willem Cirque Royal : let's dance ! - © Yann Orhan

En toute simplicité, il signe un retour triomphal avec sa nouvelle tournée axée sur son dernier album « Paraît-il ». Une voix impressionnante et un public en feu à retrouver le 21 février prochain.

C’est probablement une des plus belles rencontres de notre métier ! Une des plus inattendues aussi… Lorsqu’il y a quelques années, l’occasion nous a été donnée de converser avec Christophe Willem, sa trajectoire n’avait pas encore réellement rencontré nos oreilles. Celle d’un homme rendu célèbre par sa victoire à la " Nouvelle Star " en 2006 et qui creusait son sillon dans la variété française armé d’une voix haut perchée et d’une sacrée dose d’énergie.

Une rencontre, donc, et un concert dans la foulée qui allait changer notre perception de cet artiste décidément à part. Un artiste qui prend le temps dans la tornade des interviews de s’intéresser à celui qu’il rencontre. Et qui n’a pas peur de se livrer.

Un métronome émotionnel

Sans avoir passé notre temps à écouter ses disques, nous étions donc particulièrement excités à la perspective de le retrouver sur scène, tellement la tournée précédente nous a marqué, lorsqu’il avait transformé l’Ancienne Belgique en véritable boîte de nuit !

A priori, le Cirque Royal et ses sièges rouges devaient être plus propices à un spectacle calme et assis. Mais, on comprendra vite que ces fauteuils ne servent à rien, sauf à permettre à Christophe de traverser la foule et de s’y tenir debout pour communier avec elle.

Car, quel que soit l’endroit, il le transforme en piste de danse improvisée. Le concert a bien démarré en mode contemplatif par le très joli " Le chagrin " avant de lentement prendre de la puissance. Il en rigole lui-même, moquant gentiment les maris obligés de suivre leurs femmes au concert de ce chanteur sans charisme, mais leur promet sans détour qu’à la fin du show, ils ont perdu au moins quatre kilos à force de danser. Et le pari est tenu !

Désarmant de simplicité

Du plus loin qu’on s’en souvienne, pas de trace d’un Cirque Royal aussi remuant pour un spectacle de variétés ! Chaque morceau est le prétexte à un nouveau déhanchement. Et tout cela dans un dispositif extrêmement simple : une batterie, des claviers, un podium circulaire et quelques lumières.

Ce type en jean moulant incarne la simplicité même, le plaisir de danser et de faire danser. Les titres de son album " Paraît-il " s’y prêtent particulièrement bien ainsi que le " Double je " qui a lancé sa popularité.

Quelques moments plus recueillis, comme sur " Jacques a dit " où l’on retrouve l’écriture subtile de Zazie, permettent de mesurer la puissance et la justesse exceptionnelle de sa voix. Pour vous en convaincre, on ne peut que vous recommander son album acoustique " Les nuits parait-il ", qui vient de paraître.

En rappel, " Loneliness " nous fout le frisson avant que " Berlin " n’emporte les dernières onces d’énergie d’un public ravi, ému, et sans doute un peu fatigué...

Prochaine séance de cette expérience qui allie chorale et fitness, le dimanche 21 février, au même endroit.

 

François Colinet