Brooke Fraser, le charme de Nouvelle-Zélande

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- © rtbf

Alors que son single « Something in the water » titille agréablement nos oreilles, cette grande néo-zélandaise aux yeux pétillants a donné son premier concert belge il y a quelques jours. Histoire de présenter Flags un troisième album qui nous arrive enfin. Si sa voix fait parfois penser à Céline Dion, son univers est plus proche de Sarah Mc Lachlan. Et c'est tant mieux !





Elle nous reçoit juste avant de monter sur les planches et de nous surprendre par le côté énergique de son set.

On a beau croire qu'aujourd'hui la musique se diffuse de façon facile, rapide en ignorant toutes les frontières, il aura fallu plus d'un an pour que les nouvelles mélodies tantôt mélo tantôt punchy de Brooke Fraser arrive à nos oreilles. C'est que cette grande dame brune nous vient de très loin. Elle est née et à grandi en Nouvelle-Zélande où elle a connu le succès assez rapidement après la sortie de son premier album What to do with Daylight en 2003. Premier disque et carton plein direct puisque il a été certifié 8 fois disque de platine dans son pays natal :

« Personne n'aurait évidemment pu imaginer ce succès » nous confie-t-elle tout sourire quelques minutes avant de monter sur la scène du club de l'Ancienne Belgique pour son tout premier rendez-vous avec le public belge. « Le public austral en général et Néo-Zélandais en particulier est souvent prompt à s'enflammer pour ses propres artistes mais l'ampleur de cette réussite fut incroyable. Mais je ne l'ai pas vécu comme quelque chose qui me tombait sur la tête. En signant directement dans une grande maison de disque, je savais que j'aurais de très beaux moyens pour travailler. Et personne dans l'équipe n'a ménagé sa peine. Le résultat fut magnifique mais ce n'est pas tombé du ciel ! »




Le Rwanda, une histoire de cœur


Un résultat que le public belge n'aura pas l'occasion d'entendre puisque à cette époque Brooke tourne beaucoup près de chez elle ainsi qu'en Amérique du nord. En 2006, elle sort Albertine, un deuxième opus inspiré notamment par un voyage au Rwanda, pays où elle ne peut s'empêcher de retourner dès que l'occasion se présente.

« Quand j’étais à l'école secondaire, on a vécu une opération de sensibilisation aux problématiques liées à la faim en Afrique. On nous a proposé de faire 40h de jeûne pour compatir symboliquement avec tout ceux qui n'ont pas assez à manger. Ce souvenir m'a hanté pendant longtemps et j'ai donc saisi la première opportunité de me rendre en Afrique. Je voulais voir cette réalité de mes propres yeux, écouter les gens, m'imprégner de leur histoire. Et nous savons combien l'histoire du Rwanda est marquée par les blessures indicibles du génocide. Je ne suis pas une porte-parole mais il est clair que mes 3 voyages là-bas ont beaucoup influencé l'écriture de ce deuxième album.

Un second souffle, pour un troisième disque

Un album avec lequel elle tournera 3 ans avant de retourner en studio et d'en sortir Flags qui l’emmènera jusque chez nous grâce notamment à Something in the water, single très réussi.



Le disque est sorti à l'automne 2010 mais il a fallu du temps pour qu'il nous arrive : «  J'ai d'ailleurs mis beaucoup de temps à l'écrire, nous confie-t-elle. J'ai vécu une période de vide total à la fin de la précédente tournée. Plus d'inspiration, plus d'envie, plus d'énergie. J'ai aussi perdu un de mes proches, ce qui m'a vraiment enfoncé. J'ai notamment eu besoin d'écrire un texte là-dessus pour relever la tête. Dans Ice on her lashes, j'essaie d'expliquer ce sentiment horrible, cette interrogation profonde qui vous prend quand vous regardez les gens s'agiter en vous disant « Mais comment peut-il continuer sa vie normalement alors que, moi, je suis si triste ? » Pour retrouver l'envie, j'ai écrit des textes plus imagés, j'ai fait vivre des personnages au lieu de parler tout le temps de moi à la première personne comme je le faisais avant »







Elle nous reçoit juste avant de monter sur les planches et de nous surprendre par le côté énergique de son set.

On a beau croire qu'aujourd'hui la musique se diffuse de façon facile, rapide en ignorant toutes les frontières, il aura fallu plus d'un an pour que les nouvelles mélodies tantôt mélo tantôt punchy de Brooke Fraser arrive à nos oreilles. C'est que cette grande dame brune nous vient de très loin. Elle est née et à grandi en Nouvelle-Zélande où elle a connu le succès assez rapidement après la sortie de son premier album What to do with Daylight en 2003. Premier disque et carton plein direct puisque il a été certifié 8 fois disque de platine dans son pays natal :

« Personne n'aurait évidemment pu imaginer ce succès » nous confie-t-elle tout sourire quelques minutes avant de monter sur la scène du club de l'Ancienne Belgique pour son tout premier rendez-vous avec le public belge. « Le public austral en général et Néo-Zélandais en particulier est souvent prompt à s'enflammer pour ses propres artistes mais l'ampleur de cette réussite fut incroyable. Mais je ne l'ai pas vécu comme quelque chose qui me tombait sur la tête. En signant directement dans une grande maison de disque, je savais que j'aurais de très beaux moyens pour travailler. Et personne dans l'équipe n'a ménagé sa peine. Le résultat fut magnifique mais ce n'est pas tombé du ciel ! »




Le Rwanda, une histoire de cœur


Un résultat que le public belge n'aura pas l'occasion d'entendre puisque à cette époque Brooke tourne beaucoup près de chez elle ainsi qu'en Amérique du nord. En 2006, elle sort Albertine, un deuxième opus inspiré notamment par un voyage au Rwanda, pays où elle ne peut s'empêcher de retourner dès que l'occasion se présente.

« Quand j’étais à l'école secondaire, on a vécu une opération de sensibilisation aux problématiques liées à la faim en Afrique. On nous a proposé de faire 40h de jeûne pour compatir symboliquement avec tout ceux qui n'ont pas assez à manger. Ce souvenir m'a hanté pendant longtemps et j'ai donc saisi la première opportunité de me rendre en Afrique. Je voulais voir cette réalité de mes propres yeux, écouter les gens, m'imprégner de leur histoire. Et nous savons combien l'histoire du Rwanda est marquée par les blessures indicibles du génocide. Je ne suis pas une porte-parole mais il est clair que mes 3 voyages là-bas ont beaucoup influencé l'écriture de ce deuxième album.

Un second souffle, pour un troisième disque

Un album avec lequel elle tournera 3 ans avant de retourner en studio et d'en sortir Flags qui l’emmènera jusque chez nous grâce notamment à Something in the water, single très réussi.



Le disque est sorti à l'automne 2010 mais il a fallu du temps pour qu'il nous arrive : «  J'ai d'ailleurs mis beaucoup de temps à l'écrire, nous confie-t-elle. J'ai vécu une période de vide total à la fin de la précédente tournée. Plus d'inspiration, plus d'envie, plus d'énergie. J'ai aussi perdu un de mes proches, ce qui m'a vraiment enfoncé. J'ai notamment eu besoin d'écrire un texte là-dessus pour relever la tête. Dans Ice on her lashes, j'essaie d'expliquer ce sentiment horrible, cette interrogation profonde qui vous pre





Stratégie payante puisque Brooke Fraser commence à toucher son public de par chez nous. Et ses prestations scéniques sont enthousiasmantes. Dans la tradition du folk rock, elle passe avec aisance de la guitare au piano. Les inflexions de sa jolie voix nous font souvent penser au vibrato de Céline Dion, les tics énervants en moins. Sur les morceaux plus épurés, c'est plutôt le fantôme de Sarah Mc Lachlan qui plane dans un public chauffé à blanc par des supers reprises de 7 nation army et du génial Sealion de Feist, un choix parfait pour son grain de voix et son énergie plus rock sur scène que sur disque. Un disque sans génie mais rempli de charmes simples. Chouette découverte !

François Colinet




Brooke Fraser « Flags » (Warner)