Brice VDH, le Belge derrière les clips d'Angèle, Clara Luciani et Julien Doré

"Oui ou non" d’Angèle, c’est lui. "Soleil" de Roméo Elvis, c’est lui. "La fièvre" de Julien Doré, c’est encore lui. Le réalisateur bruxellois est le chouchou des stars.

La scène pop francophone ne jure plus que par son nom : Brice VDH est l’homme derrière les clips des plus grands tubes francophones de cette dernière décennie. Brice VDH s’est confié pour la première sur son métier dans une vidéo pour Jack, le média musical de Canal +.

Brice VDH s’est formé en faisant des études de cinéma à l’IAD à Louvain-La-Neuve. Après ses études, il a directement commencé à travailler comme monteur chez Plug TV où il remontait notamment la version belge de la Nouvelle Star. C’est via cette émission qu’il a fait la rencontre de Julien Doré pour la première fois. (Le chanteur a remporté la cinquième saison de cette émission de téléréalité musicale.)

C’est lors d’une soirée arrosée au café Belga que Julien Doré propose à Brice VDH de réaliser son clip pour le morceau "Les bords de mer" explique le réalisateur dans la vidéo Jack : " Je n’avais jamais fait de clip, je n’avais pas de caméra, je ne savais même pas comment ça marchait. Du coup, je suis allé à la Fnac acheter un caméscope de touriste. […] Et la semaine suivante on est allés à la mer, on a loué un cheval et on a fait ce clip en une journée, en équipe très réduite."

Brice VDH considère le clip comme un laboratoire visuel : "Quelqu’un me donne une chanson et moi j’ai trois minutes pour faire ce que je veux" explique le réalisateur qui a pour inspiration et référence Michel Gondry, Chris Cunningham et Anton Corbijn.

J’ai un peu l’impression que quand il n’y a pas de budget, on appelle Brice parce qu’il aura une solution.

Pour "Tout oublier" d’Angèle, c’est Sylvie Farr, la manageuse de la chanteuse et copine de Brice VDH qui lui a fait la demande. Malheureusement, le budget disponible pour le tournage était très réduit, un vrai défi pour un clip qui implique de faire du ski sur la plage : "On est partis en Espagne pour pas qu’on nous emmerde trop et on a fait ce truc-là en une journée. Là aussi, le matériel était hyperléger et on était que cinq."

Clipper sans budget, n’est pas un frein pour ce réalisateur qui estime que le secret réside dans l’idée : "La déco et la qualité de l’image c’est un plus. Si tu regardes mes clips, il y en a certains où la qualité de l’image n’est pas folle. Il y a un peu de compression, d’artéfacts et des trucs comme ça parce qu’en fait au début je travaillais avec du matériel tout pété et ça se voit." C’est notamment ce côté "accessible à tous" que le réalisateur aime dans son travail.

Brice VDH est tout de même conscient que le clip aujourd’hui, fait partie intégrante de la sortie d’un single. "C’est la raison pour laquelle avec Julien Doré, on sort le clip le jour de la sortie du titre." Alors qu’avant, les clips arrivaient plusieurs semaines après la sortie du titre.

Pour découvrir pourquoi il y a toujours des animaux dans les clips de Julien Doré, nous vous invitons à regarder l’interview de Bruce VDH par Jack.