Billie Holiday, une voix sur un fil incandescent

Billie Holiday, née le 7 avril 1915 à Philadelphie, en Pennsylvanie, était une superstar de son époque. Elle s'est fait connaître pour la première fois dans les années 1930 avec un style unique qui a réinventé les conventions du chant et de la performance moderne. 

 

Plus de 80 ans après avoir réalisé son premier enregistrement, l'héritage de Billie continue d'incarner ce qui est élégant et cool dans la musique contemporaine. Sa vie compliquée et son autobiographie définissant le genre "Lady Sings the Blues" en ont fait une icône culturelle. 

Sur La Première, dans l’émission "Un Jour Dans L’Histoire" Roxane Brunet revenait avec Hugues Warin de Point Culture, sur la carrière de cette grande dame du jazz. Voici son portrait en deux épisodes.

Le blues pour moi, c'est à la fois la tristesse, la maladie, la messe, le bonheur. C'est un mélange de choses qu'il faut sentir. Je pense que tout ce que je chante fait partie de ma vie. 

C'est avec ces mots que Billie Holiday définit son style, son tempérament de chanteuse. Sa vie fut un tourbillon marqué par les excès, elle a connu la prison, les drogues les plus dures, et a noyé dans l'alcool ses relations catastrophiques avec les hommes. Et pourtant, ce qui reste d'elle, c'est cette voix d'une douceur à mourir, au phrasé nonchalant, qui a fait d'elle l'une des plus belles voix du jazz.

Billie Holiday, une voix sur un fil incandescent - partie 1

Avec son swing singulier, Billie Holiday a su conquérir le public des boîtes de jazz. Ses limites vocales ne sont pas un problème, et son producteur John Hammond fera d'elle une incontournable des studios d'enregistrement où elle trouve sa place plus aisément qu'au sein des grands ensembles. Cependant, Billie fait face depuis toujours à un obstacle de taille dans les Etats-Unis des années 40 : elle est noire. Elle subira le racisme de plein fouet, mais portera avec toute son âme une chanson qui s'élèvera comme un hymne contre cette violence : "Strange Fruit".

Billie Holiday, une voix sur un fil incandescent - partie 2