Au milieu des Nuits brille Moriarty!

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Voyage réussi pour la bande à Rose-Mary qui a emmené le Cirque Royal dans des pérégrinations lumineuses au parfum sudiste. A 6 sur scène, chaque musicien a joué une partition à la fois délicate et endiablée qui a offert à sa voix le plus beau des écrins. Leur musique est inventive et culottée. Le concert nous a envoûté et complétement charmé !



 En première partie, Jacques Duvall ne nous a pas convaincu comme chanteur mais a réussi de belles ambiances musicales.

Deux ans s'étaient passés depuis le dernier passage bruxellois de Moriarty. Et on avait oublié à quel point c'est bon ! Mais avant d'y goûter, on a eu droit à la prestation de Jacques Duvall, grand parolier de l'histoire de la chanson française, dans un Cirque Royal plutôt clairsemé.

Il pose d'emblée son personnage d'Expert en désespoir en entonnant La chanson la plus triste du monde. Bof, bof, pas terrible l'entrée en matière ! Volontairement décalé mais pas drôle, la sauce ne prendra jamais vraiment. Sauf quand il se met à reprendre le Banana Split, écrit pour Lio, et Ti Amo légendaire tube italien. Dans ces reprises, le décalage passe mieux et sur l'ensemble du set les musiciens sont très bons, autour d'un Miam Monster Miam en porteur de projet. Dommage que la belle voix de Sophie Gallet, venue le rejoindre pour quelques duos, soit mal rendue par la technique. En bref, un moment sympa musicalement mais un personnage peu convaincant.

L'illumination Moriarty

Sur le coup de 22h20, après des petits aménagements de la scène, les 5 Moriarty débarquent flanqués d'un bassiste de luxe qui se fondera parfaitement dans le groupe. Where is the light entame symboliquement un fantastique set de 1h30 dont la lumière sera l'élément central. Comme à leur habitude, ils sont très attentifs aux décors. L'idée de génie ? Un drap blanc divise la scène, les obligeant à jouer dans un espace beaucoup plus réduit ce qui décuple l'intensité du concert. Ils jouent véritablement ensemble. Se regardent, s’écoutent et parlent plus entre eux qu'avec le public.

 Cette attitude convient parfaitement à leur musique habitée construite en permanence en plusieurs couches. Ce n'est pas une musique très accessible avec des rythmes faciles à retenir. L'univers de Moriarty, c'est, au contraire, des mélodies complexes et sophistiquées, des bruits bizarres (horloge, machine à écrire...) et surtout un climat de roman noir ou de bar enfumé.