A l'Atelier 210, Sharko illumine le nid!

A l’Atelier 2010, Sharko illumine le nid!
A l’Atelier 2010, Sharko illumine le nid! - © Vincent Laurent

Le théâtre bruxellois proposait ce mercredi le "plus petit festival du monde" avec David Bartholomé en tête d’affiche.

"Un coussin pour vos fesses?", nous propose gentiment le préposé à l’accueil des spectateurs. Rouge carmin, ce petit ustensile bien utile donne le ton de la soirée: chaleureuse et intime. Le concept est à la fois simple et attrayant: des petits concerts aux quatre coins de l’imposant bâtiment, assis par terre ou sur les quelques fauteuils disséminés de-ci de-là, quelques guirlandes et lumières indirectes, une amplification aussi minimale que les formules musicales du soir. The nest nous a vraiment séduits!  

En montant les nombreuses marches comme un empereur romain surplombant ses porteurs (pour l’accès aux personnes handicapées, heureusement qu’il reste les muscles et la bonne volonté), on entend les notes et les songes du Québécois Fred Woods. Avec sa seule guitare, il dépeint un univers assez sombre et lent auquel sa voix donne une jolie teinte mélancolique. Cela manque à nos oreilles d’un peu d’énergie mais le tout est assez plaisant.

Même remarque pour le groupe belge Payne, dans lequel la chanteuse Joana Lorho dépeint un monde plutôt dépressif mais en en tirant une beauté fragile grâce à une voix proche de celle de Julia Stone, et à un comparse violoncelliste qui amène l’amplitude nécessaire à des compositions qui tentent de sublimer la douleur. Malgré un côté assez monotone, le cadre est idéal pour ce type d’ambiance.

Pour conclure en beauté cette expérience d’épure et de proximité Sharko est venu seul, puis accompagné. Une guitare, et puis deux, pour retrouver l’essence de ses titres phares, gravés sur son dernier album "Hometour acoustic Waow", qui clôture avec classe notre top anglophone de l’année écoulée. Un récital tout en simplicité et en connivence avec le public, qui écoute ses petites histoires comme s’il était au coin du feu ou à l’arrière de la bagnole, prêt à reprendre en c(h)œur ses indémodables refrains. 

 

François Colinet

Découvrez notre interview de Sharko