Superbe soirée de Finale à Bozar : la toute grande classe du violoncelle avec deux candidats français

C'est Yann Levionnois qui commence avec l'imposé du Japonais Toshio Hosokawa.

Il y met toute l'énergie nécessaire pour une interprétation tout à fait convaincante.

Puis il joue un véritable tube du répertoire de violoncelle : le 2ème concerto de Dvorak. Pièce héroïque teinte de nostalgie : le compositeur tchèque Dvorak l'avait écrite 3 ans après son exil aux Etats-Unis.

Yan Levionnois amène finesse, justesse.. Il réussit un double pari : il joue un concerto hyper connu en y mettant sa patte. Ensuite, et c'est bien toute l'élégance qui caractérise son jeu, il trouve ce savant équilibre entre l'investissement pour jouer une oeuvre aussi puissante et prenante, et une forme de légère retenue : Yan Levionnois ne tombe jamais dans l'évidence, dans la démonstration.

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Aurélien Pascal en finale © RTBF

Après Yan Levionnois, Aurélien Pascal, français lui aussi, joue l'imposé puis un autre tube du violoncelle : le premier concerto de Shostakovitch. Il a l'air plus stressé que son compatriote, mais sa prestation est extraordinaire. Tout semble facile, le son est clair, le vibrato sublime... C'est un jeu qui respire, il donne l'impression d'improviser la partition en la jouant, et l'on retrouve cette sensualité déjà perçue en demi-finale.

Dans la cadence il donne tout sans rien précipiter, et l'orchestre, excellent, le rejoint.

Aurélien Pascal nous a montré des sons sublimes, ... quand le Concours s'efface pour devenir un concert.