Seiji Okamoto et Ioana Cristina Goicea nous ont offert une soirée pleine d’énergie

Ce sont deux outsiders qui ont foulé la scène de la salle Henry Leboeuf, deux candidats particulièrement intéressants : le japonais Seiji Okamoto et la roumaine Ioana Cristina Goicea.

Seiji Okamato est l’un des grands coups de cœur d’Elsa de Lacerda. Elle nous dit de lui qu’il est un candidat très solide, posé, ancré. Il nous a offert un imposé très maîtrisé et quand il est là, il y a vraiment personne d’autre, il dégage une puissance. Il a donné un Concerto de Sibelius qui était impressionnant, parfois en allant chercher des sonorités presque extrêmes. Il a un son qui sonne presque comme une déchirure :

C’était un Sibelius très viril et en même temps d’une très grande sensibilité.

Partons ensuite en Roumanie avec Ioana Cristina Goicea, qui ne comptait pas parmi les favoris à l’issue de la demi-finale, mais qui quelque part a impressionné par sa solidité et peut-être aussi un peu surpris, comme le souligne Camille De Rijck, par le côté très uniforme et très traditionnel de son Chostakovitch.

C’est quelqu’un qui est toujours dans la bravoure, il n’y a pas de failles. Elle a fait un très bel imposé, très rhapsodique, on a senti, pour la première fois depuis le début de la semaine, toute l’inspiration de la musique populaire dans l’imposé Fidl de Kimmo Hakola. Peut-être manquait-il, selon Elsa de Lacerda, de la tendresse.

Néanmoins, le public a été séduit par la prestation de la Roumaine et lui a offert la première standing ovation de cette année.

Le moment musical de Camille De Rijck

Ce jeudi soir, soyez au rendez-vous pour écouter la prestation de l’une des grandes favorites du Concours, Julía Pusker. Une soirée à suivre en radio sur Musiq3 avec Camille De Rijck, Elsa de Lacerda et leurs consultants, et en télévision et streaming sur La Trois et Auvio avec Patrick Leterme et Caroline Veyt.