Rencontre avec les finalistes du 2 juin, Bruno Philippe et Santiago Cañón-Valencia

Rencontre avec les finalistes du 2 juin, Bruno Philippe et Santiago Cañón-Valencia
Rencontre avec les finalistes du 2 juin, Bruno Philippe et Santiago Cañón-Valencia - © Tous droits réservés

Bruno Philippe fait partie du 1/3 des finalistes français. 4 Français sur 12 en finale ... du jamais vu au Concours Reine Elisabeth !

Ils ont un niveau particulièrement élevé : la précision, le chant, la clareté du son. Car, même s'ils se sont tous perfectionnés à l'étranger, ils ont pour base ce que l'on appelle "l'école française de violoncelle", une école prestigieuse qui ne date pas d'hier.

En demi-finales ont se souvient du superbe récital qu'avait donné Bruno Philippe : il vit chaque trait, met énormément de couleurs et prend des risques. On attend avec impatience, ce soir, sa version du 2ème concerto de Dvorak. 

Bruno Philippe : "Notre métier, c'est de faire de la musique, qu'on soit en concours ou en concert, on joue pour un public, et puis, le passage sur scène, surtout, le passage sur scène, c'est quelque chose qui doit être extraordinaire, qui doit vraiment sortir du quotidien, c'est une chance énorme que de pouvoir faire ce métier-là.."

L'autre candidat de ce vendredi, jouera lui le 1er concerto de Chostakovitch.

Santiago Canon-Valencia avait été très brillant en demi-finale... surtout dans son concerto. Un jeu souple, de la simplicité, une technique hors pair, c'était très vivant. Très tôt, et sur les conseils de son père, clarinettiste dans le Bogotta Philharmonic, il part étudier à l'étranger : en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis et en Europe, en Allemagne : "Je pense que pour moi, l'Europe est le meilleur endroit pour apprendre la musique classique : il y a toute cette tradition ancrée ici depuis des siècles...