Quatrième soirée de Finale, les impresssions de Marie Michiels

La finale se poursuit au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Comme chaque soir, deux candidats ont joué avec l'Orchestre National de Belgique : un violoniste américain, William Hagen, et pour ouvrir la soirée : un candidat chinois de 28 ans, Xiao Wang.

Xiao Wang arrive sur scène très souriant comme lors des autres épreuves. Dans le concerto de Sibelius : souplesse, fluidité... Une diction parfaite, et un très beau son. Il est expressif mais c'est comme s'il ne laissait aucune folie ou noirceur entrer dans son jeu. Un son rond, des décalages avec l'orchestre dans le dernier mouvement, mais il assure jusqu'au bout.

Après l'entracte, c'est l'américain de 22 ans, William Hagen. Tout à fait surprenant par rapport aux épreuves précédentes, il commence cet imposé sur un ton très déterminé.

Même chose dans le concerto de Tchaïkovski, il connaît bien la partition de l'orchestre, on a l'impression que c'est lui qui mène la barque. Il donne un vrai concert, il s'amuse, on ne sait pas s'empêcher de l'écouter. Il laisse de la place aux silences dans le deuxième mouvement, il a énormément de présence, on regrette peut-être un peu plus de profondeur.

William Hagen semble avoir trouvé la clé d'un savant dosage : la maîtrise, la direction et une bonne dose de lâcher prise, ce qui est sans doute le plus difficile à faire dans le cadre d'un concours. Il crée la surprise, met du suspense dans une œuvre que la moitié de la salle connaît par cœur...

A la fin de sa prestation, toute la salle se lève pour applaudir William Hagen.

 

Marie Michiels