Lukas Vondracek, la finale tant attendue

Lukas Vondracek en plein Concerto n.3 de Rachmaninov
Lukas Vondracek en plein Concerto n.3 de Rachmaninov - © RTBF

Hier soir, le Concours a vécu deux prestations très attendues parce qu'il s'agissait de deux candidats qui ont déjà touché le cœur du public au cours des épreuves précédentes.

L'américain de 28 ans Larry Weng ouvre la soirée avec l'imposé de Claude Ledoux sur un ton très décidé. Il raconte une histoire pleine de surprises, nous dépeint un monde imprévisible et mouvementé, presque torturé.

Dans le 2ème concerto de Brahms, il est d'une énergie débordante. Une version "musclée", presque "brutale" du 1er mouvement. Rien n'est laissé au hasard : impétuosité, fougue... d'une telle intensité qu'ils ne plairont sans doute pas à tous les amateurs de Brahms. Pourtant Larry Weng avait montré des sons si doux en demi-finale. Son choix, ici, c'est une sorte d'hyper-présence, d'hyper-puissance mais il tient une bonne partie de la salle du début à la fin de ce long concerto.

Puis c'est celui qui était peut-être le plus attendu hier soir : le pianiste tchèque de 29 ans Lukas Vondracek. Il met énormément de couleurs dans l'imposé de Claude Ledoux et crée un suspense jusqu'à la fin du morceau.

Ensuite un tout grand moment du Concours : une version époustouflante du 3ème concerto de Rachmaninov. Lukas Vondracek montre une nouvelle fois quel grand artiste il est, lui qui joue déjà dans le monde entier.. On a l'impression qu'il écrit le concerto en le jouant. Subtilité, sens du détail (parfois poussé à l'extrême) Il exploite toute la palette des niveaux sonores. Des traits filent comme des fusées, et d'autres, il les retient. Le public est conquis : c'est le roi des contrastes.