Les premières épreuves du Concours Reine Elisabeth commencent aujourd'hui : deux Belges ont été retenus

Florian Noack et Yannick Van de Velde, les deux candidats belges en première épreuve
Florian Noack et Yannick Van de Velde, les deux candidats belges en première épreuve - © RTBF

Le Concours commence aujourd’hui avec la première épreuve, et des séances publiques d’écoute à Flagey jusque samedi. Et samedi soir vers 11h-minuit, on connaîtra le nom des 24 demi-finalistes.

Particularité de cette année, l’énorme nombre de demandes pour participer au Concours. Plus de 300 DVD ont été envoyés. Ils ont été visionnés par un jury qui en a gardé environ 80. Signalons au passage qu'il y a deux Belges parmi eux :  Florian Noack, originaire d'Auderghem, et Yannick Van de Velde, originaire de St Nicolas et qui était déjà allé jusqu'en demi-finale il y a 3 ans.

300 demandes, cela montre bien que le Concours Reine Elisabeth attire encore énormément de jeunes pianistes, et de toutes les nationalités.

Bien sûr, sur terre, il y a beaucoup de pianistes et le piano est la discipline la plus courue dans les Concours internationaux. Mais il n'y a pas que ça. On dit très souvent que le Concours Reine Elisabeth fait partie des plus prestigieux Concours internationaux de Piano au monde..

Didier Schnorhk, président de la Fédération Mondiale des Concours Internationaux de Musique : " C’est clair que si vous pouvez être là depuis 100 ans, et n’avoir jamais de bons lauréats, vous n’aurez pas une très grande réputation. Il se trouve qu’à Bruxelles, il y a eu très souvent des lauréats qui ont fait des très belles carrières et qui sont devenus des stars internationales, donc évidemment ça porte la réputation du Concours ".

C’est un ensemble de facteurs qui en font une valeur sûre. Les auditions sont publiques et souvent, le Studio 4 de Flagey est archi plein, il n'y a plus une place à vendre.

Le répertoire à présenter est très important. Il faut savoir jouer de tous les styles de musique. Il y a aussi la gestion du stress : un concours qui dure un mois, ce n'est pas courant. Il y a l'imposé qu'il faut apprendre en une semaine, isolé de tout, à la Chapelle. Il y a l'attachement de la famille royale, et puis il y a la médiatisation du Concours. Surtout en Belgique.

Et puis, on peut suivre les prestations sur internet bien sûr. Il y a des fidèles du Concours partout dans le monde, et particulièrement au Japon : Yoko Tsunekawa est une journaliste japonaise qui vient chaque année au Reine Elisabeth. Elle parle des mordus du Reine Elisabeth au Japon : " Les mordus au Japon mettent leur réveil à 3h-4h du matin parce que nous avons 7h de différence, donc ils se réveillent pour suivre le Concours en direct. Souvent entre internautes, ils font leurs commentaires ".

Deux Belges parmi les 82 candidats sélectionnés

Les candidats belges cette année, ont tous les deux 26 ans. Ce sont deux profils assez différents.

Florian Noack est né à Aurderghem. Aujourd'hui, il vit principalement à Cologne. C'est dans cette ville qu'il étudie, ainsi qu'à Bâle en Suisse.

Il a enregistré plusieurs disques, donne beaucoup de concerts à l'étranger, une carrière déjà bien engagée. Cela fait 3 ans qu'il n'a plus participé à un concours, mais il aborde le Reine Elisabeth plutôt sereinement.

" Moi j’essaie de ne rien attendre du Concours, et juste d’attendre de moi-même en fait, parce que le Concours, ça dépend évidemment de comment je joue mais ça dépend aussi d’autres facteurs, ça dépend du jury, etc. Donc pour moi, le plus simple et le plus sain, c’est de n’attendre que quelque chose de moi-même, c’est de jouer le mieux possible, d’aller au bout de ce que je peux faire, le reste on verra bien ! "

L'autre candidat belge vient de Saint Nicolas, c'est Yannick Van de Velde qui était déjà allé jusqu'en demi-finale en 2013. Aujourd'hui, il vit entre Woluwé-St-Lambert et Berlin, une ville qu'il adore, où il joue régulièrement avec des musicien de la très renommée Philharmonie.

Se présenter une 2ème fois au Reine Elisabeth, c'est un choix qu'il a très bien étudié : " Je trouve que j’ai encore quelque chose à raconter au public qui pourrait être intéressant, avec d’autres compositeurs, avec d’autres morceaux.. et je trouve entre-temps, en trois ans, je ne suis pas du tout comparable au pianiste que j’étais il y a trois ans. Je trouve en tout cas que mon histoire, et ce que je présente est beaucoup plus complet.

Yannick Van de Velde jouera le mardi 3 mai à la séance de 15h. Quant à Florian Noack il jouera le mercredi 4 mai à la séance de 15h.