La Finale du Concours Reine Elisabeth, ce soir dès 20h à Bozar

Victor Julien-Laferrière est l'un des 4 candidats français qui ont accédé à la Finale
Victor Julien-Laferrière est l'un des 4 candidats français qui ont accédé à la Finale - © RTBF

Ce soir débute la finale du concours Reine Elisabeth de violoncelle. Chaque soir de cette semaine, deux candidats joueront avec le Brussels Philharmonic au Palais des Beaux Arts de Bruxelles. Au programme pour chacun, un concerto au choix, et la pièce imposée. Vu les candidats sélectionnés, on peut s'attendre à de très beaux concerts en Finale. Rappelons qu'aucun violoncelliste belge n'a été retenu pour participer au Concours cette année, et parmi les candidats qui ont été sélectionnés, on compte 8 nationalités différentes. Mais si le niveau du concours est particulièrement élevé cette année, c'est surtout grâce aux candidats français. Il y en aura 4 en finale, soit un tiers des candidats.

Mais quel est le secret de cette école française du violoncelle? Voici l'avis de deux finalistes français, Aurélien Pascal, et Yan Levionnois.

Aurélien Pascal : "La beauté du son, je dirais.. tout est centralisé à Paris, donc c'est à dire que le niveau du Conservatoire à Paris est très bon, il y a une très grande émulation, et quand on voit tous les collègues qui sont devenus des violoncellistes aussi exceptionnels, ça donne envie de se surpasser !"

Yan Levionnois : "Une des qualités qui ressort, c'est la précision du jeu français, c'est-à-dire la précision rythmique, essayer de trouver l'intention du compositeur, et l'intention juste et pas chercher ailleurs ce qu'on trouve dans la partition".

L'avis de Michel Stockhem, directeur d'Art au Carré, Conservatoire de Mons : "L'école française de violoncelle est une excellente école, de très longue date, donc il y a une tradition de l'enseignement du violoncelle en France qui est très forte, avec d'excellents maîtres.."

Qu'ils soient français ou d'une autre nationalité, les violoncellistes de cette finale n'ont pas vraiment fait preuve d'originalité dans le choix de leur concertos. On n'entendra que les tubes du répertoire : Shostakovitch, Dvorak et Schumann... Peu d'originalité donc, mais par contre, la comparaison sera plus facile, pour le jury, et pour le public du Concours.