Keigo Mukawa : portrait du 3e lauréat du Concours Reine Elisabeth 2021 piano

Le second pianiste japonais de cette finale est Keigo Mukawa, 28 ans.

Il étudie à Paris depuis 5 ans, avec Frank Braley. C’est en grande partie pour cela qu’il était si détendu en jouant le concerto de Mozart en demi-finale car l’orchestre était dirigé par son mentor en personne.

On sent tout de suite dans son jeu l’influence de la musique française. Il y fait montre de poésie, d’élégance et de finesse. Ce qui est fascinant avec Keigo c’est qu’il va au-delà des notes. Il comprend la pièce qu’il joue tellement intensément qu’on dirait que c’est lui qui l’a composée.

pour revoir ses prestations dans les épreuves précédentes

Pour arriver à un tel résultat, il se promène beaucoup, 3 fois par jour, pour réfléchir à ce qu’il va dire dans une pièce. Il ne passe pas toutes ses journées au piano. La réflexion dans la nature est tout aussi importante que l’apprentissage au clavier. Sa jeunesse passée dans la campagne japonaise y est sans doute pour beaucoup.

En finale, il jouera le 2e concerto de Prokofiev. Il aime cette pièce car il y sent l’ambition de ce jeune compositeur de 20 ans qui voulait inventer une musique différente, novatrice et surprenante.

Il a également 2 passions, sans doute influencées par le raffinement à la française qu’il apprécie tout particulièrement : le café et le vin. Il aime déguster et en apprendre toujours plus sur les saveurs et les régions d’origine pour apprécier encore plus intensément le moment.

À l’occasion du tournage, il a offert à sa famille d’accueil une bouteille de Saint-Emilion de 2016 qu’il avait choisie avec amour pour les remercier de leur hospitalité.

Le portrait de Keigo Mukawa

 

Keigo Mukawa sera ce soir en finale du Concours Reine Elisabeth.

 

Pour en savoir plus sur Keigo Mukawa, retrouvez ici son interview intégrale - en français !

Keigo Mukawa est un pianiste japonais qui est venu étudier en France, notamment auprès de Frank Braley, après être tombé amoureux de la ville de Paris. Pendant son premier voyage en Europe pour suivre une master class à Paris, il a été littéralement "choqué" par la beauté de la ville. Et il avoue que le choix de l'école et de ses professeurs est venu après...