Concours Reine Elisabeth session d'été : Frank Braley et Victor Julien-Laferrière

Concours Reine Elisabeth session d'été : Frank Braley et Victor Julien-Laferrière
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Concours Reine Elisabeth session d'été : Frank Braley et Victor Julien-Laferrière - © THORSTEN BAERING - BELGAIMAGE

Ces deux premiers lauréats du Concours sont deux Français dont les personnalités s’accordent bien. L'émission réalisée par Thierry Loreau nous les présente comme le poète et l'introverti.

Frank Braley, le poète

Discipline : piano

Premier Prix : 1991

Pays : France

Age : 22 ans

Le Poète Frank Braley avait enthousiasmé le public du Concours Reine Elisabeth en 1991 avec le Concerto n° 4 de Beethoven. Un choix rare en finale mais qui lui avait souri. C’est la preuve qu’il ne faut pas spécialement choisir un concerto de concours en finale pour séduire le jury. Il est l’antithèse du showman. Il a l’âme d’un poète, toujours sobre et en retenue, jamais dans la démonstration, toujours dans le bon goût, dans le raffinement français. Il reste fidèle au compositeur et n’essaie pas de se mettre en avant. Il a beaucoup de présence, d’élégance, d’assurance, son visage est éclatant et expressif.

Le public belge l’a adopté, il a tissé des liens très forts avec la Belgique. Il a d’ailleurs été Directeur Musical de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie basé à Mons durant plusieurs années.

Victor Julien-Laferrière, l’introverti

Discipline : violoncelle

Premier Prix : 2017

Pays : France

Age : 27 ans

L’autre musicien mis à l’honneur dans ce programme est le violoncelliste Victor Julien-Laferrière.

Lui aussi est un artiste dans l’âme, très sensible, toujours dans l’élégance et le raffinement. Il réfléchit beaucoup, est très cultivé. Il est issu d’une famille de musiciens et donc, pour lui, faire de la musique est une activité naturelle. Lorsque le Président du jury a annoncé qu’il avait remporté le Premier Prix, en 2017, il était heureux mais il n’a pas explosé de joie. Son bonheur était intérieur. Il n’a rien d’un extraverti, il garde ses sentiments pour lui. Il n’aime pas spécialement se mettre en avant et se sent donc plus attiré par la musique de chambre où il peut créer une plus grande intimité avec des amis, juste pour le plaisir de faire de la musique ensemble. Il conçoit la musique comme un partage. Pourtant, il excelle également dans l’exercice du concerto où le soliste doit affirmer sa présence sur scène. Dans le Concerto n° 1 de Chostakovitch, il avait trouvé le bon ton ironique et grinçant du thème en 4 notes du premier mouvement. Il avait impressionné par sa force tranquille, par son côté inspiré dans les passages plus lents et par son habilité et sa dextérité dans les cadences.

Retrouvez ici le portrait diffusé lors du concert de clôture du premier violoncelliste vainqueur de l’histoire du Concours Reine Elisabeth.