Comment peut-on organiser un Concours musical international en période de pandémie ?

La dernière édition du Concours Reine Elisabeth consacrée au piano remonte à 2016, et avait vu la victoire du Tchèque Lukas Vondracek. Cinq ans plus tard, la nouvelle édition piano se déroulera dans des conditions particulières puisqu’il n’y aura pas de public.

Mais ce n’est pas la moindre des répercussions de la pandémie sur l’organisation du Concours.

Les 58 candidats qui se présentent avaient déjà été sélectionnés pour l’édition 2020, mais durant cette année de délai, ils n’auront pas eu vraiment la chance de se préparer au Concours, dans la mesure où ils n’ont plus eu la chance de se produire en public. Par contre, comme l’explique la candidate russe Tatiana Dorokhova, "C’est une vraie opportunité de rencontrer des gens, en vrai, et pas derrière un écran. Partager votre inspiration avec un public, ça va être comme un concert, enfin !"

L’esprit du Concours devrait quand même être préservé, les organisateurs ayant fait pour que tout, dans les grandes lignes, se déroule comme d’habitude. Le répertoire demandé est le même que lors d’une édition qu’on pourrait qualifier de "normale".

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Pour des raisons sanitaires, en demi-finale, il n’aura que 12 demi-finalistes retenus après la première épreuve (au lieu de 24), et ils devront jouer leur programme (concerto et récital) en une seule fois (au lieu de deux, pour une édition normale).

Et en Finale, ils ne seront plus que 6 finalistes, au lieu de 12.

Enfin, la question la plus pressante concerne sans aucun doute la gestion d’un instrument que l’on touche. Comment peut-on désinfecter régulièrement sans l’abîmer, un piano aussi précieux que le Steinway de Flagey ? La réponse est venue de la maison Steinway elle-même qui a prévu un produit respectueux de l’objet comme de la santé du pianiste.