4e soirée de Finale, avec la force intérieure de Júlia Pusker et la virtuosité de Yukiko Uno

Júlia Pusker en finale
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Júlia Pusker en finale - © Bruno Vessiez

Il ne reste plus que deux soirs de finale pour le Concours Reine Elisabeth, et dans la nuit de samedi à dimanche, le jury dévoilera le classement des candidats.

Jeudi soir, le jury et le public de la salle Henry Le Bœuf a pu entendre la prestation de deux finalistes, Yukiko Uno, une violoniste japonaise de 23 ans, et en tout début de soirée l'une des favorites de cette session 2019, la Hongroise Júlia Pusker, étudiante à la Chapelle musicale à Waterloo.

Júlia Pusker est entièrement DANS la musique, elle la respire, elle « parle » violon. Chaque trait a un sens. Et l’on a pu apprécier ses immenses points forts : l'ancrage, l'authenticité, et le fait de jouer pleinement dans l'instant présent. C'est cette force intérieure qui attire l'oreille du spectateur. C'est presque impossible de ne pas l'écouter. 

Une seule petite déception, contrairement au candidat japonais de la veille par exemple, elle n’a pas vraiment montré de recherche de sons dans l'imposé. Si elle avait accordé une plus grande attention aux sonorités, son interprétation aurait été plus riche.

Dans le concerto de Beethoven, c'est une interprétation « signée », avec le caractère Júlia Pusker, et donc, directe. Il n'y a aucune place pour le cinéma et les chichis... A 27 ans, Júlia Pusker a beaucoup de maturité, et c'est une personnalité musicale déjà fort marquée. Le public est partagé : certains sont totalement conquis, d'autres pas vraiment, et regrettent un poil de tendresse.

La candidate suivante est japonaise, elle s’appelle Yukiko Uno. Elle traverse la scène, élégante dans sa robe mauve. Il y a de la créativité, une délicatesse dans sa prestation, et elle nous présente un travail très soigné.

Brillante et virtuose, la finaliste a choisi le concerto de Brahms, qu’elle interprète avec un son fluide et chaleureux.