L'Orchestre national de Belgique et celui de la Monnaie doivent se rassembler

Un rapport préconise le "rassemblement" de l'Orchestre national de Belgique et de l'Orchestre du Théâtre royal de la Monnaie afin de garantir leur avenir. Il expose une série de mesures qui pourraient être mises en œuvre dès l'an prochain et fixe l'année 2026 comme échéance.

Le rapport remis au ministre en charge des institutions culturelles fédérales, Didier Reynders, a été rédigé par Jean-Marie Blanchard, ancien directeur du Grand Théâtre de Genève et directeur du "Wagner Geneva Festival". Il examine la situation des deux orchestres installés à Bruxelles en s'inspirant de l'expérience menée dans d'autres villes européennes.

"Seul le rapprochement des deux orchestres est de nature à garantir un avenir à la condition impérieuse qu'il soit artistiquement stimulant", indique un communiqué de M. Reynders sur base du rapport en question.

Le rapport se fonde sur un "rassemblement" des deux orchestres au terme de plusieurs années de consolidation artistique et d'innovations partagées.

"Ce processus organique permettra de constituer un nouvel orchestre appelé à servir en priorité la programmation du Théâtre royal de la Monnaie et tout autant à offrir une saison musicale (symphonique, musique de chambre, musique baroque, musique contemporaine) variée et de qualité", précise le ministre.

Parmi les éléments essentiels mis en avant figure l'engagement d'un directeur musical commun.

L'auteur du rapport suggère également de créer une académie commune, une formation baroque constituée de musiciens des deux ensembles, un ensemble de musique contemporaine, d'organiser d'un concert annuel réunissant les effectifs des deux formations, etc.

"Ces étapes de synergie permettront d'assurer la transition vers la création d'un nouvel ensemble", souligne le communiqué.

Le rapport contient une étude technique des effectifs nécessaires "à l'horizon 2026".

"Ce rapport est un document personnel de M. Blanchard, comprenant beaucoup de détails qui pourront être discutés", a expliqué le ministre, interrogé par l'agence Belga.

"L'objectif est de partir des deux orchestres qui doivent faire face à une détérioration de leur capacité pour arriver à un orchestre de 130 musiciens", a-t-il ajouté.

Selon le ministre, il ne faut pas voir dans cette fusion une opération d'économie. Au contraire, à terme, des investissements seront consentis dans l'orchestre.