Louis Chedid : "C'est extraordinaire de faire le zigoto pendant 47 ans !"

Louis Chedid sort ce vendredi l'album "Tout ce qu'on veut dans la vie"
Louis Chedid sort ce vendredi l'album "Tout ce qu'on veut dans la vie" - © JOEL SAGET / AFP

"C’est extraordinaire, au moment de mon premier disque, jamais je ne me suis dit que 47 ans plus tard je ferai encore le zigoto", sourit Louis Chedid, qui sort un nouvel album et repart en tournée.

Quelle longévité ! En 1973, premier album, "Balbutiements". Ce vendredi sort l’emballant "Tout ce qu’on veut dans la vie" (Pias). "C’est quelque chose que tu ne calcules absolument pas : quand j’ai fait mon premier disque, c’était un peu un hasard, je n’étais pas programmé dans ma tête pour être chanteur", déroule pour l’AFP l’affable moustachu.

"Tu fais tes chansons chez toi, après tu travailles avec les musiciens, en studio, ça s’ouvre un peu, et c’est là que j’ai chopé le virus, mais je me disais : si j’arrive à faire deux-trois albums … (rires). Avec Souchon, Voulzy, on est très peu à avoir duré, alors qu’on était nombreux, au départ, dans ce qu’on appelait la nouvelle chanson française".

Ces trois-là sont d’ailleurs programmés aux Francofolies de la Rochelle, qui accueillent aussi la génération actuelle des Nekfeu et PNL (10-14 juillet). "Louis Chedid, c’est une voix, une mélodie, un chanteur qui n’est pas nombriliste, qui a un côté philosophe, universel", décrit pour l’AFP Gérard Pont, patron des "Francos". "Je ne l’ai croisé que deux fois dans ma vie, mais c’est quelqu’un avec qui tu as envie de partager, une fois on avait discuté documentaires".

"Petites bulles pop"

Gérard Pont, "ancien libraire", est évidemment séduit par les références littéraires du bonhomme, qui les dissémine dans ses "petites bulles pop" comme le résume Bertrand Dicale, journaliste spécialiste de la chanson française.

"Il a une capacité extraordinaire à marier sujets graves et musique légère, ça c’est l’école des Beatles, la marque des grands compositeurs", poursuit l’homme de radio. Dans son nouvel opus, à côté de l’accrocheur "Tout ce qu’on veut dans la vie", on trouve en effet le bien nommé "Danser sur les décombres" et le doux-amer "Volatile comme…".

Les Beatles ? L’aimantation s’est faite en deux temps. "Un copain m’avait traîné à l’Olympia, en 1964, il y avait Trini Lopez, Sylvie Vartan et les Beatles au tout début de leur carrière. Bon, on n’entendait rien, on était complètement au fond (rires)", raconte d’abord Louis Chedid.

Puis, il part en vacances en Angleterre, censé "apprendre l’anglais, mais bon on était entre Français et on pensait aux petites Anglaises (sourires)". Une jeune fille, justement, l’emmène voir "A Hard Day’s Night" au cinéma, comédie qui met en scène les quatre garçons dans le vent et dont ils assurent la B.O.

"Là, ils m’ont eu"

"Là, ils m’ont eu jusqu’à la fin de ma vie", lâche-t-il, fredonnant l’accord d’ouverture du morceau titre. "Je suis tombé en adoration. A partir de là, j’ai tout acheté d’eux."

Comme les "Fab four", lui aussi a chanté à l’Olympia. La première fois, c’était en 1976, en "vedette anglaise" – soit une des nombreuses premières parties – de Nicole Croisille.

"Moi je chantais trois chansons, avant la vedette américaine Shuky et Aviva, assez connus à l’époque. Et quand tu sais que c’est à partir de la troisième chanson que tu commences à t’installer avec le public… Bonjour le coït interrompu (rires)."

"C’était tellement frustrant cette expérience que j’ai décidé d’attendre de pouvoir monter sur scène tout seul et donc je n’ai pas fait de scène jusqu’à 'Ainsi soit-il', en 1981. Faire des premières parties, ce n’était pas mon truc, je n’ai pas fait ce métier-là pour souffrir (rires). J’ai eu la chance de faire des trucs qui ont marché". A 72 ans, il retrouvera la salle mythique aux lettres rouges les 26 et 27 mai, en tête d’affiche évidemment.

plus d'infos sur sa page Facebook

Louis Chedid sera à La Louvière, C'est Central, le 6 mai