La nouvelle se rénove-t-elle ?

La nouvelle se rénove-t-elle ?
La nouvelle se rénove-t-elle ? - © Lettres Numériques

En 2013, Alice Munro, nouvelliste, remportait le Prix Nobel : un signe de l’âge d’or du récit court ?

Ceci coïncide avec la réalité quotidienne de beaucoup : celle des passagers du métro, par exemple, qui attendent les yeux rivés sur un écran et n’ont qu’un interstice de temps à consacrer à la lecture. Et certains éditeurs y voient the next big : la lecture et l’écriture y sont pensées pour le format numérique au lieu d’être adaptées a posteriori à ce format.

Les auteurs sont plutôt pour, car le défi est tentant : dans un récit aussi court, pas le moindre espace pour le laisser-aller. L’intrigue doit être joliment ficelée et chaque mot, pesé. Certains auteurs y voient un réservoir à intrigues ou à personnages qu’ils peuvent développer ailleurs ensuite. Bref, le support numérique peut ici réellement servir et nourrir leur travail d’écriture.

Et les lecteurs, qu’en disent-ils ? Apprécient-ils Alice Munro parce qu’elle écrit de belles histoires courtes ou parce qu’elle écrit de belles histoires, accessoirement courtes ?
Force est d’admettre que la question de la qualité prime encore et toujours sur la question de la quantité ! Les lecteurs se réjouiront donc certainement d’un nouveau chef d’oeuvre… a fortiori si celui-ci s’insère parfaitement au beau milieu de leurs contraintes quotidiennes.

Cela étant, on est curieux de voir comment les éditeurs numériques qui publient des récits courts vont conquérir cette nouvelle approche de la littérature…

 

L'article original de Sibylle Greindl est à retrouver sur Lettres Numériques.