Très légère reprise du marché du livre de langue française en Belgique

Après quatre années négatives, le marché du livre imprimé de langue française en Belgique a enregistré une très légère augmentation (+0,6%) en 2015, ressort-il du bilan présenté mercredi par le Service général des lettres et du livre (SGLL) de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ce marché s'est élevé l'an dernier à 245 millions d'euros, soit une augmentation de 0,6% par rapport à 2014. Cette hausse est moins marquée si l'on tient compte de l'inflation puisqu'elle représente alors 0,1%, nuance Benoît Dubois, président de l'Association des éditeurs belges (Adeb). Trois secteurs tirent cette évolution positive: le scolaire, la littérature générale et la bande dessinée.

Le chiffre d'affaires des éditeurs belges relatif au livre papier s'est élevé à 132 millions d'euros en 2015. La part des éditeurs belges de langue française dans le marché du livre belge poursuit sa baisse (-0,4%), puisque ce marché comptait en 2015 72,5% d'ouvrages étrangers importés (72,1% en 2014). Les ouvrages édités par des maisons belges ont représenté 28% des achats de livres de langue française en Belgique, un chiffre stable.

Autre constat, la part du numérique a légèrement grimpé, atteignant près de 10% du chiffres d'affaires en langue française, contre 8,62% en 2014. Ce pourcentage est nettement supérieur à la moyenne européenne grâce, notamment, à "la spécificité de notre édition avec une part importante référée aux sciences humaines".

Concernant les canaux de commercialisation du livre de langue française imprimé, plusieurs voient leur chiffres d'affaires augmenter dont les librairies générales ou spécialisées (+3,2%) et les grandes surfaces (0,9%). Une enquête menée auprès des libraires a également montré qu'il y a eu l'an dernier moins d'acheteurs, mais qui ont acheté plus, avec un prix total du panier en hausse de 1,5 euro.

Enfin, les pratiques de lecture montrent que les livres imprimés lus le sont principalement pour les loisirs, tandis que les livres numériques concernent plutôt la littérature générale. En 2016, une baisse de l'utilisation des tablettes pour la lecture numérique est aussi notée, au profit notamment du smartphone.


Belga