Robert Sax - Nucléon 58

Robert Sax - Couverture
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Robert Sax - Couverture - © Delcourt - Rodolphe & Alloing -2015

Espionnage et manipulations sur fond d'Expo 58.

Robert Sax est garagiste. Un garage dont il a hérité et qui ne l'intéresse qu'à moitié, laissant l'essentiel du travail à son ouvrier et sa secrétaire. Loin du bleu de travail, oisif et dragueur, il joue plutôt les dandys. En visite chez son ami bouquiniste Boon, ils observent le curieux manège d'un quidam rentré précipitamment dans la boutique et manifestement poursuivi… Quelques heures plus tard, ils découvrent un crayon - banal en apparence - mais qui n'aurait pas dû se trouver là. Renseignements pris auprès d'un ami de la Sûreté de l'Etat, il s'avère que le crayon contient un microfilm et fait partie d'une opération clandestine des services secrets américains… Quand Boon disparait mystérieusement, Sax se précipite tête baissée à son secours.

 

Curieux album que celui-ci où l'on ne sait s'il s'agit d'une carte postale célébrant les années 50 et particulièrement le temps où Bruxelles bruxellait sur fond d'Expo 58 ou d'un hommage aux premiers Blake et Mortimer avec son intrigue sympa mais simpliste voire attendue, ses méchants balourds et un espion roumain au look de Basam Damdu.

 

Le duo Rodolphe (au scénario) et Alloing, qui nous avait déjà proposé "La Marque Jacobs" - biographie du créateur de Blake et Mortimer -, reste scotché avec cet album à un contexte bruxellois de la Belgique de papa. Sur fond de guerre froide et de luttes d'influence entre les pays du bloc soviétique, leur histoire peine à convaincre à force d'être caricaturale. Malgré le charme de notre capitale, les belles "grosses américaines" aux chromes rutilants et la recherche historique à laquelle ils se sont livrés pour les décors, la magie n'opère pas. Dommage car le dessin est une réussite dans le genre ligne claire.

 

En bref : un premier album dont le charme de la forme ne parvient pas à rattraper un fond trop léger.

 

Robert Sax - Nucléon 58 par Rodolphe et Alloing chez Delcourt.

 

Denis MARC