Rencontre avec Mario Ramos, l’une des figures emblématiques de l’Ecole des Loisirs

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« Si les soldats étaient en caleçon, ils seraient morts de rire et n’auraient plus besoin de se tirer dessus ».

 

 

 Christine Pinchart a rencontré Mario Ramos :  

C’est une force de pouvoir s’adresser à tous âges, on ne s’ennuie jamais à vous lire, que l’on soit enfant ou adulte ? 

Mario Ramos : Je trouve normal quand on fait ce métier, de travailler sur les différents niveaux de lecture.  C’est important puisque les albums pour enfants, sont lus par des enfants qui n’ont pas exactement le même âge, et même deux enfants de trois ans, avec des vécus différents, ne comprennent pas la même chose.  En plus ces albums sont lus par des adultes,  des parents, des enseignants, des grands-parents… Donc, il faut que ça leur plaise aussi, si non ils vont s’ennuyer, et ce n’est pas possible pour moi. 

Vous avez à cœur de revisiter les contes traditionnels ? 

Mario Ramos : Les trois petits cochons, le loup, le petit chaperon rouge, ce sont des incontournables. Ils restent malgré les changements de notre monde, toujours d’actualité et ils nous parlent des choses essentielles, qui sont enfouies en chacun de nous.  On cherche tous sa place dans le monde, on a tous besoin d’être apprécié,  on cherche tous à mettre un sens à notre vie, voilà ! Donc ces histoires sont éternelles, et quand on fait des albums pour enfants, on essaie de faire simple. 

Tout cela vous oblige à vous replonger dans votre enfance ? 

Mario Ramos : Inévitablement.  Mais je le conseille à n’importe quel adulte,  c’est une chose hyper importante pour le devenir. Et toute personne équilibrée n’a pu le devenir qu’en se rappelant son enfance.  Mon métier m’invite peut-être un peu plus à ce retour vers l’enfance, et  je lis beaucoup sur le sujet, c’est intéressant.