Pour le romancier Dan Brown, Dieu n'a aucune chance face à la science

Dan Brown
Dan Brown - © DANIEL ROLAND - AFP

"Dieu ne peut survivre à la science", a clamé jeudi le romancier américain Dan Brown, pour qui les avancées technologiques vont finir par connecter les gens de telle façon qu'ils n'auront plus besoin d'un Dieu.

"Historiquement, aucun Dieu n'a survécu à la science, les Dieux évoluent", a-t-il affirmé lors d'une présentation de son dernier roman "Origine" à la Foire Internationale du Livre de Francfort, en Allemagne.

Ce cinquième opus de la populaire saga débutée avec le "Da Vinci Code" raconte une nouvelle aventure du professeur de l'Université de Harvard Robert Langdon, qui s'emploie cette fois à déchiffrer les mystères de l'origine du monde en explorant en particulier la lutte entre science et religion.

"Lors de la décennie à venir, notre espèce va se retrouver énormément connectée (...) et nous allons commencer à trouver nos expériences spirituelles via nos interconnections", a-t-il estimé.

"Notre besoin d'un Dieu extérieur assis en haut et qui nous juge (...) va diminuer et au bout du compte disparaître", selon lui.

Dan Brown, dont les livres ont été vendus à plus de 200 millions d'exemplaires, s'était attiré les foudres du Vatican lors de la publication du "Da Vinci Code" en 2003.

L'auteur de 53 ans se défend d'être contre la religion mais dit vouloir juste "lancer un dialogue".

"Je pense que la religion a fait beaucoup de bien dans le monde. Je pense aussi que le monde a tellement changé qu'elle n'est plus un besoin", a-t-il déclaré, faisant au passage l'éloge du pape François pour ses efforts visant à moderniser l'Eglise catholique.

"Je pense que l'Eglise doit évoluer ou bien elle va disparaître (...)", a-t-il dit.

Dans son nouveau roman, l'auteur aborde aussi des problèmes actuels, comme celui des "fake news" (fausses nouvelles).

"Aujourd'hui plus que jamais nous devons nous demander pourquoi nous croyons, ce que nous croyons, examiner nos sources d'informations et être très perspicaces", a-t-il dit.