Les prix littéraires 2014 plébiscitent les auteurs féminins

  • "Pas pleurer" de Lydie Salvayre, prix Goncourt

Alors qu'elle ne faisait pas partie des favoris, c'est Lydie Salvayre qui a reçu le très prestigieux prix Goncourt. Elle y évoque l'auteur Georges Bernanos sur fond de guerre civile espagnole. Elle a été choisie au 5e tour par 5 voix contre 4 devant les deux favoris de la sélection qu'étaient Kamel Daoud et David Foenkinos.

Le prix Goncourt a été créé à la fin du XIXe siècle par Edmond de Goncourt.

  • "Ciel à Perdre" d'Askinia Mihaylov, prix Apollinaire

La version poétique du prix Goncourt a récompensé la Bulgare Askinia Mihaylov pour son écrit "Ciel à perdre", où elle aborde le thème le de l'amour, la détresse, la distance entre amants, mais aussi les joies des retrouvailles. Auteur de cinq recueils de poésie, ses écrits sont aussi publiés dans les journaux et revues littéraires bulgares à l'étranger.

Le prix Apollinaire, lancé en 1941, récompense un recueil de poésie pour son originalité et sa modernité.

  • "Lola Bensky" de Lily Brett, prix Médicis étranger

L'ouvrage de cette Australienne âgée de 67 ans, "Lola Bensky", est le portrait d'une jeune femme rescapée de la Shoah, mais aussi journaliste rock dans les années 1960 à 1970. Si l'ouvrage présente un personnage évoluant avec certains Mick Jagger et Jimi Hendrix, il met aussi en lumière les fantômes qui ont hanté toute une génération de rescapés.
L'auteur du roman a écrit plusieurs best-sellers dont "Too Many Men", prix des écrivains du Commonwealth en 2000, et "You Gotta Have Balls", mettant tous en scène des personnages féminins forts.

Le prix Médicis étranger récompense un livre étranger, traduit en français.

  • "Bain de lune" de Yanick Lahens, prix Femina

L'écrivain haïtien y met en scène le meurtre d'une jeune femme que trois générations d'Haïtiens tentent d'élucider sur fond de vaudou. Elle a publié son premier roman en 2000, "Dans la maison du père". L'auteure est connue pour dresser un état des lieux sans complaisance de son pays. Après des études en France, elle a enseigné la littérature en Haïti, a pratiqué le journalisme et s'est engagée contre l'illettrisme.

Fondé par opposition au prix Goncourt, le prix Femina a la particularité d'avoir un jury exclusivement féminin.

  • "Ce qui reste de nos vies" de Zeruya Shalev, prix Femina étranger

Première Israélienne à recevoir le prix, Zeruya Shalev narre dans son roman "Ce qui reste de nos vies", les derniers jours d'une vielle femme nommée Hemda Horowich et les réactions de son entourage. Ses deux ouvrages "Vie amoureuse" publié en 1997 et "Mari et femme" en 2000 ont rencontré un vif succès sur la scène internationale. Ses livres sont traduits en 21 langues.

Le prix Femina étranger est l'équivalent du Femina classique pour les ouvrages rédigés dans une autre langue que le français.

 

AFP Relax News