Le prix SNCF du polar attribué à Emmanuel Grand

"Terminus Belz" d'Emmanuel Grand
"Terminus Belz" d'Emmanuel Grand - © All Rights Reserved

Le romancier Emmanuel Grand a reçu mardi le prix SNCF du polar pour son livre "Terminus Belz", un roman au goût de sel et d'embruns dans une île bretonne où rôdent la mafia d'Europe de l'Est et l'Ankou.

Publié initialement en 2014 chez Liana Levi puis chez Points, "Terminus Belz" est le premier roman d'Emmanuel Grand, qui a publié un deuxième roman au début de l'année, "Les salauds ont la vie dure" (Liana Levi), confirmant ses qualités d'écrivain.

Île au large de Lorient, coupée de tout sauf du vent, Belz (qui ressemble furieusement à Groix) voit débarquer un jour Marko Voronine. Ce jeune clandestin ukrainien est en danger. La mafia roumaine le poursuit. Sans ressources, il lui faut d'abord un travail.

Malgré le mal de mer dont il souffre, il se fait embaucher comme marin même si l'embauche est rare sur les chalutiers et que les marins locaux rechignent à céder la place à un étranger. Loin des clichés de carte postale, de curieuses histoires agitent en secret ce port que les autochtones appellent "l'île des fous".

Les hommes d'ici redoutent par-dessus tout les signes de l'Ankou, l'ange de la mort, et pour Marko, les vieilles légendes peuvent se montrer aussi redoutables que les flingues de quelques tueurs roumains.

Vite, la petite île devient le théâtre de meurtres inexpliqués où mythes bretons et mafia roumaine se croisent. Emmanuel Grand possède l'art de nous mener en bateau et rien ne se passe comme prévu.

Agé de 50 ans, Emmanuel Grand a passé son enfance en Vendée. Il réside aujourd'hui en région parisienne, responsable du design du site web d'un grand opérateur téléphonique.

Les autres lauréats du Prix SNCF du Polar sont "Zaï Zaï Zaï Zaï (6 pieds sous terre)", un chef-d'oeuvre d'humour absurde, de Fabcaro dans la catégorie Bande Dessinée et "Mr Invisible" du Britannique Greg Ash dans la catégorie Court Métrage.