Le monde informatique a son propre festival littéraire

Les ingénieurs ne sont pas les seuls à être fascinés par la culture informatique, les romanciers le sont tout autant. A tel point que l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information a décidé de consacrer un nouveau prix littéraire aux romans "cyber". A vos agendas !

Chaque année, le prix du Roman Cyber/Agora 41 récompense une œuvre de fiction en langue française ou traduite évoquant la question du "cyber". Et ce, qu’elle soit en lien avec la cyberculture, la cybersécurité ou, plus généralement, la transformation numérique.

Il faut dire que la culture numérique et la littérature font bon ménage depuis de nombreuses années. La preuve avec "cyber", qui tire ses origines de la science-fiction. Si le mathématicien Norbert Wiener est le premier à avoir dépoussiéré ce préfixe d’origine grecque dans "Cybernetics or Control and Communication in the Animal and the Machine", il s’est démocratisé grâce à des romans d’anticipation comme "Cyborg" de Martin Caidin et "Gravé sur chrome" de William Gibson.

C’est pourquoi l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) a décidé de lancer le cercle de réflexion Agora41, et plus récemment le prix du Roman Cyber. L’édition inaugurale de la récompense littéraire est présidée par Guillaume Poupard, le directeur de l’ANSSI. Il sera assisté de quatorze jurés pour déterminer l’œuvre de fiction qui évoque le mieux la question du "cyber", dont les écrivains Olivier Weber, Cédric Bannel, Alain Mamou-Mani et Patrick de Friberg.

Neuf œuvres de fiction sont actuellement en lice pour cette première édition du prix du Roman Cyber/Agora 41. "Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre, "Sauve-la" de Sylvain Forge et "Le réseau pourpre" de Carmen Mola en font partie, tout comme "MotherCloud" de Rob Hart et "Bienvenue à Gomorrhe" de Tom Chatfield. Le lauréat sera annoncé le 4 octobre prochain, et recevra la somme de 3000 euros.