Le livre numérique s'installe, le papier survit grâce à la BD et aux sciences humaines

En 2012, le chiffre d'affaires des éditeurs belges francophones pour la vente de produits numériques atteint 35 millions d'euros. C'est encore peu comparé aux 259,3 millions d'euros du livre papier, mais la hausse est spectaculaire : 7,8% par rapport à 2011. Une étude menée auprès d'un échantillon de belges francophones ayant lu au moins un livre par an, révèle d'ailleurs que 40% d'entre eux ont lu un e-book en 2012. Étonnamment, ils préfèrent de loin (71%) lire ce livre numérique sur leur ordinateur. Les tablettes numériques, les smartphones et les liseuses viennent ensuite.

Dans le domaine du livre papier, les ventes reculent seulement de 1,5%, grâce à deux secteurs qui évoluent à contre-courant de tous les autres : les sciences humaines et la BD affichent en effet une progression de 4,4%. Les librairies, spécialisées ou non, restent le premier canal de vente. Les bibliothèques, quant à elle, voient leur public se déplacer progressivement des prêts vers les animations qu'elles proposent.


Belga