Le choix des chroniqueurs du lundi 19 novembre

Michel Dufranne et Laurent Dehossay
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Michel Dufranne et Laurent Dehossay - © Tous droits réservés

Les émissions se suivent et ne se ressemblent pas! Après un Livr(é)s à domicile très féminin, cette semaine, les hommes prennent leur revanche ! Un quintet masculin donc... L' invité Eric Paradisi, le lecteur Sébastien Delaunoy, notre présentateur Thierry Bellefroid sans oublier nos deux chroniqueurs Laurent Dehossay et Michel Dufranne pareils à eux-même dans la pertinence de leurs choix.

 

 

 

"Le Samovar" de Nicolas Rouillé - Ed Moisson Rouge

Tristan poursuit des études qui le poussent tranquillement vers Pôle emploi. C’est presque par hasard qu’il débarque au Samovar pour y faire réparer son vélo. Cet ancien entrepôt de l’armée envahi de végétation exerce sur lui une telle fascination qu’il y revient jour après jour et s’attache à la petite tribu qui fait vivre le lieu. Il commence à peine à intégrer les principes de vie autonome que la relative tranquillité du squat vole en éclats : actes de sabotage, attaques dans la presse, harcèlement des autorités et de la police. Lui dont la conscience politique était proche de zéro apprend à ses dépens ce qu’implique la vie en marge de la société, quand celle-ci veut clairement votre peau.

« Galop décès » de John F Ellyton – Ed Cactus inébranlable

Galop décès est un pur polar avec tous les ingrédients qui vont avec: du rythme, des rebondissements, un peu de castagne, un peu de sexe, une pointe d'argot... un pur régal pour les amateurs du genre. Pour les autres, l'occasion de plonger dans dans un livre qui vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière ligne.

« La déesse des petites victoires » de Yannick Grannec - Ed Anne Carrière

Université de Princeton, 1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle. Sa mission consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur scientifique. Dès la première rencontre, Adèle voit clair dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir, et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre ; de l’Anschluss au maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre l’épopée d’un génie qui ne savait pas vivre et d’une femme qui ne savait qu’aimer.