Le choix des chroniqueurs du lundi 25 février

Daphné Van Ossel et Michel Dufranne
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Daphné Van Ossel et Michel Dufranne - © Tous droits réservés

Le liv(ré)s à domicile de Clémence Bouloque, un rendez-vous littéraire plein de promesses et deux chroniqueurs, Daphné Van Ossel et Michel Dufranne qui ne reculent devant rien pour vous faire vivre les livres!

Ian McDonald – "La Maison des Derviches" – Denoël/Lunes d'encre

Istanbul, avril 2027. Sous une chaleur écrasante, la ville tentaculaire fête le cinquième anniversaire de l'entrée de la Turquie dans la Communauté européenne. Quinze ans plus tôt, Israël a frappé les sites nucléaires iraniens avec des missiles thermobariques, provoquant indirectement le pire choc pétrolier et gazier de l'Histoire. Dans Istanbul en ébullition (l'air conditionné coûte trop cher, l'eau aussi), une bombe explose dans un tramway. Cet événement va bouleverser la vie des habitants de la maison des derviches de la place Adem-Dede : Necdet se met à voir des djinns, le jeune Can utilise son robot pour enquêter sur l'attentat non revendiqué, l'antiquaire Ayse accepte de rechercher un sarcophage légendaire, Leyla se voit chargée du marketing d'une nouvelle technologie révolutionnaire : le stockage bio-informatique. C'est dans la maison des derviches que se joueront rien de moins que l'avenir de la Turquie et celui du monde tel que nous le connaissons.

La revue « Bifrost N°68 » - "Spécial Ian McDonald" – Ed du Bélial

La revue Bifrost, c'est tous les trois mois, et ce depuis avril 1996, l'actualité complète des mondes imaginaires, des dossiers, des interviews, des critiques, sans oublier la publication des meilleurs auteurs du moments, français et étrangers.
Bifrost c'est aussi de nombreuses études sur ceux qui ont fait la science-fiction moderne, de Philip K. Dick à Jack Vance en passant par Clifford D. Simak.
Bifrost c'est enfin un ton, une approche critique tranchée et sans compromission, les Razzies, nos " choix caddie " et nos " choix poubelle ", parce que notre ambition est d'orienter l'amateur des littératures de genres dans la jungle de publications toujours plus nombreuses, de lui présenter le bon aussi bien que le mauvais, quitte à en énerver certains.

« Une femme aimée » d'Andreï Makine (Seuil)

Défendre cette femme... Effacer les clichés qui la défigurent. Briser le masque que le mépris a scellé sur son visage.
Aimer cette femme dont tant d’hommes n’ont su que convoiter le corps et envier le pouvoir.
C’est cette passion qui anime le cinéaste russe Oleg Erdmann, désireux de sonder le mystère de la Grande Catherine. Qui était-elle? Une cruelle Messaline russo-allemande aux penchants nymphomanes? Une tsarine clamant son " âme républicaine "? La séductrice des philosophes, familière de Voltaire et Diderot, Cagliostro et Casanova? Derrière ce portrait, Erdmann découvre le drame intime de Catherine ? depuis son premier amour brisé par les intérêts dynastiques jusqu’au voyage secret qui devait la mener au-delà de la comédie atroce de l’Histoire.
L’art de ce grand roman transcende la biographie. L’effervescence du XVIIIe siècle européen se trouve confrontée à la violente vitalité de la Russie moderne. La quête d’Erdmann révèle ainsi la véritable liberté d’être et d’aimer.