La rentrée littéraire dope les ventes de livres

Phénomène français unique en Europe, la rentrée littéraire, marquée chaque année par la parution de quelque 600 romans entre la mi-août et la fin octobre, est un puissant facteur d'achat de livres, selon une étude de l'institut GfK.

Selon cette enquête, à paraître le 6 novembre, les Français achètent 3,4 millions de romans estampillés "rentrée littéraire" par an, soit près d'un roman contemporain sur cinq (hors format poche).

Pour cette rentrée, Amélie Nothomb ("Frappe-toi le cœur", Albin Michel), Robert Dugain ("Ils vont tuer Robert Kennedy", Gallimard), Véronique Olmi ("Bakhita", Albin Michel) et Alice Zeniter ("L'art de perdre", Flammarion) caracolent en tête des ventes.

Entre le 14 août et le 13 octobre, Amélie Nothomb (qui ne figure dans aucune sélection pour un prix littéraire) a vendu 112.500 exemplaires de son roman. Marc Dugain (également absent des sélections) en a écoulé 54.300 tandis que Véronique Olmi (lauréate du prix du roman Fnac) en a vendu 46.500 et Alice Zeniter (lauréate du prix des libraires de Nancy, du prix littéraire du journal Le Monde et du prix Landerneau des lecteurs) en a écoulé 33.300.

Véronique Olmi et Alice Zeniter demeurent en lice pour le Goncourt et le Femina, qui seront respectivement décernés les 6 et 8 novembre.

Selon les données de ventes de 2012 à 2016 (hors format poche), GfK a constaté qu'un prix littéraire d'automne va générer entre 40.000 et plus de 440.000 ventes additionnelles.

Le Goncourt des lycéens (décerné cette année le 16 novembre) demeure le prix littéraire le plus convoité avec plus de 443.000 exemplaires vendus en moyenne (sur la période 2012/2016), a établi GfK. Ce prix devance le prix Goncourt (environ 400.000 exemplaires vendus en moyenne). Le Grand prix du roman de l'Académie française, attribué jeudi à Daniel Rondeau pour "Mécaniques du chaos" (Grasset), s'écoule en moyenne à 247.000 exemplaires devant le Renaudot (221.000), le Femina (83.000), l'Interallié (65.000) et le Médicis (41.000).