La Belgique "pour les Nuls" sort en pleine crise politique


"Belgique quo vadis ? ", s'interroge en conclusion le livre, réalisé par un universitaire flamand, Fred Stevens, et un universitaire wallon, Axel Tixhon. "Chose étonnante, le pays continue à survivre", s'étonnent-ils, malgré l'incapacité des Flamands et francophones à se mettre d'accord sur le degré d'autonomie à donner aux régions et l'absence de nouveau gouvernement depuis les élections législatives de juin, marquées par un triomphe des indépendantistes néerlandophones. "C'est peut-être grâce à l'euro", qui sert de parapluie pour empêcher une crise monétaire dans le royaume, "et aux pouvoirs des entités fédérés" belges que sont les Régions de Flandre, Wallonie et Bruxelles.

L'ouvrage d'environ 400 pages regarde pour le reste surtout dans le rétroviseur. Il retrace par le menu l'histoire tumultueuse depuis les Romains de cette région qui changea cent fois de suzerain, champ des rivalités des grands empires européens, coincée entre les mondes germanique et latin et soumise successivement au joug de Clovis, Charlemagne, Philippe le Bon, Charles Quint, Louis XIV, Joseph II d'Autriche, Napoléon et la couronne des Pays-Bas. Finalement, c'est en 1831 que naquit le royaume de Belgique indépendant, zone tampon entre les grandes nations rivales, rassemblant des communautés néerlandophone et francophone.

Le livre est illustré de dessins souvent savoureux du célèbre caricaturiste belge Kroll.

Belga