L'origine de l'expression "être fleur bleue" tirée d'un roman allemand

L'origine de l'expression "être fleur bleue" tirée d’un roman allemand
L'origine de l'expression "être fleur bleue" tirée d’un roman allemand - © Tous droits réservés

On dit souvent d’une personne très sentimentale, sensible, à la limite de la naïveté qu’elle est "fleur bleue". Traduite de l’allemand "Die blaue Blume", l’expression tire en réalité son origine d’un roman allemand du XIXe siècle, écrit par le poète romantique Novalis.

Paru en plein âge d’or du romantisme, "Henri d’Ofterdingen" (1811) raconte les aventures d’un héros médiéval mythique du XIIIe siècle. Dans ses rêves, ce troubadour voit apparaître une fleur bleue, symbole de la passion et de l’amour absolu qu’il porte à la belle Mathilde, dont il était tombé éperdument amoureux.

Aussi, la fleur bleue symbolise le passage entre le monde réel et le rêve, omniprésent dans le courant artistique du romantisme.

De Goethe à celle de Molière, la langue a conservé cet­te idée d’amour absolu dans l’expression "être fleur bleue", devenue une forme de naïveté et de sentimentalisme portés par le héros de Novalis.

Cette expression trouve ses synonymes dans les langues étrangères comme en allemand "blauäugig sein" (être des yeux bleus, être naïf), "ser un sentimental-muy romántico" en espagnol (être fleur bleue) ou encore "essere una mammoletta" en italien ("être une petite violette").