L’écrivaine Carmen Mola n’était pas une femme mais 3 hommes

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe parmi les fans de l’écrivaine espagnole Carmen Mola.

Celle qu’on avait surnommée l' "Elena Ferrante" espagnole puisque personne n’avait jamais pu voir son visage, n’existait pas ou plutôt, elle était le nom d’emprunt de trois hommes qui écrivirent et publièrent une trilogie de polar à succès, entre 2019 et 2021 : La Fiancée gitane (La Novia Gitana), Le Réseau Pourpre (La Red Purpura) et le dernier tome, pas encore traduit en français, La Nena.

pour lire un extrait de "La Fiancée gitane"

Et c’est au moment où l’écrivaine reçut le fameux prix Premio Planeta de Novela doté d’1 million d’euros, pour le thriller historique "La Bestia", que Jorge Diaz, Antonio Mercero et Augustin Martinez décidèrent de montrer son visage, ou plutôt leurs visages.

Le style d’écriture n’a pas grand-chose à voir avec celui d’Elena Ferrante, les livres de Carmen Mola peuvent être catalogués dans le domaine du polar, sanglant et ultraviolent, et ils mettent en scène les aventures de l’inspecteur de police Elena Blanco.

Si on jette un coup d’œil à la page auteur de son éditeur, Actes Sud, on peut encore lire : Carmen Mola est le pseudonyme d’une Madrilène de quarante-cinq ans, mariée et mère de trois enfants. Elle publie son premier polar La fiancée gitane en 2019. À la lecture de son dernier roman, Le Réseau pourpre (2021, Actes Sud) on ne peut que constater qu’elle connaît Madrid comme sa poche. Pour le reste, rien n’est moins sûr

Dès le départ, le doute subsistait sur le sexe de l’auteur, femme ou homme, mais personne n’aurait imaginé 3 hommes pour une seule plume. Et lors d’une interview, "Carmen Mola" avait déclaré qu’elle préférait laisser sa famille et ses relations professionnelles en dehors de son travail d’écriture : "Je ne voulais pas que mes collègues, mes amis, mes belles-sœurs ou ma mère sachent qu’il m’est venu à l’idée d’écrire sur quelqu’un qui tue une jeune femme en lui perçant des trous dans le crâne pour y mettre des larves de vers et s’asseoir et regarder comment ils mangent le cerveau…", avait-elle déclaré.

Maintenant, trois hommes vont devoir expliquer cela à leurs proches, s’ils n’étaient pas déjà au courant.