L'année 2016 a été bénéfique pour l'édition française

Si les chiffres de 2016 sont "rassurants" pour le secteur, "les performances des éditeurs français s'annoncent plus incertaines en 2017".
Si les chiffres de 2016 sont "rassurants" pour le secteur, "les performances des éditeurs français s'annoncent plus incertaines en 2017". - © Mercedes Rancaño Otero/Istock.com

Avec un chiffre d'affaires frôlant les 6 milliards d'euros, l'année 2016 a été bénéfique pour les éditeurs français, selon le classement annuel de l'édition française réalisé par l'hebdomadaire spécialisé Livres Hebdo.

Alors que les ventes de livres au détail sont restées stables en 2016, les maisons d'édition ont accru globalement leur chiffre d'affaires, de 3,7% par rapport à l'année précédente.

Une des principales raisons de cette embellie est la réforme massive des programmes scolaires, entamée à la rentrée 2016. Cette réforme a permis à des éditeurs comme Editis (qui détient notamment Nathan et Bordas), Hatier, Magnard-Vuibert ou Belin d'afficher des chiffres d'affaires en nette hausse.

Au total, 196 éditeurs ont réalisé un chiffre d'affaires d'au moins un million d'euros.

Hachette Livre, la branche édition du groupe Lagardère, domine toujours très largement le secteur de l'édition française avec un chiffre d'affaires de 2,26 milliards d'euros, en hausse de 2,6% par rapport en 2015.

L'éditeur, qui s'inscrit au 5e rang mondial de l'édition (hors édition professionnelle), emploie plus de 7.000 personnes réparties dans 70 pays et compte plus de 150 marques (Larousse, Livre de poche, JC Lattès, Fayard, Grasset, Stock, Calmann-Lévy...).

Editis, filiale de Planeta, numéro un de l'édition espagnole qui rassemble notamment les marques Robert Laffont, Plon, Le Robert, La Découverte, Le Cherche-Midi, Presses de la Cité, Julliard, Sonatine, se classe à la deuxième place avec un CA de plus de 816 millions d'euros (+13,2% par rapport à 2015). Madrigall, le groupe contrôlé par Antoine Gallimard, qui rassemble notamment Gallimard, Flammarion, Denoël, Mercure de France, Casterman, demeure 3e avec un chiffre d'affaires de 437 millions d'euros (-0,2%).

Si les chiffres de 2016 sont "rassurants" pour le secteur, "les performances des éditeurs français s'annoncent plus incertaines en 2017", a relevé Fabrice Piault, rédacteur en chef de Livres Hebdo.

Après la longue séquence électorale peu favorable au marché du livre, les éditeurs se sont lancés "dans une opération de redynamisation de l'offre éditoriale et de l'activité qui promet de rester intense jusqu'à la fin de l'année", a souligné Fabrice Piault.


AFP