Intronisation de Charles Ducal en tant que premier poète national de Belgique

Ce titre honorifique est acquis pour une période de deux ans. Il exige l'écriture d'au minimum six poèmes par an. Les textes seront diffusés dans les trois langues nationales par le biais des médias l'Avenir, De Morgen et GrenzEcho. Le poète national changera de visage tous les deux ans et sera en alternance francophone ou néerlandophone. Un poète germanophone n'est pas exclu.

Le premier poème de Charles Ducal s'intitule "Mot contre mot". Il débute sur une note d'amertume: "De tous les mots les nôtres sont les plus faibles". "Nul ne leur répond", développe-t-il plus loin. Son discours fait écho au sens de son poème. Il y dépeint la poésie comme un "genre littéraire à l'agonie, par définition élitiste et marginal", un art déclassé dans l'enseignement et par les médias.

Charles Ducal a dédié sa mission à la solidarité entre communautés linguistiques, un défi de taille même pour un poète accoutumé à laisser transparaître son implication sociale: "je souhaite abattre le mur qui se dresse entre la Wallonie, la Flandre et la Belgique germanophone."

 


Belga