Blacksad – Amarillo

Blacksad - Amarillo
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Blacksad - Amarillo - © DARGAUD / GUARNIDO

Caramba, le gros matou a laissé ses griffes sur la Route 66.

Comme tout enquêteur qui se respecte John Blacksad est désargenté, il accepte pour quelque argent de convoyer la superbe voiture d'un riche voyageur texan rencontré à l'aéroport de La Nouvelle-Orléans. Comme rien n'est jamais simple, la voiture est volée par deux écrivains et voilà ce gros chat de Blacksad obligé, pour récupérer la voiture, de se lancer sur les routes dans une course-poursuite qui se terminera dans un cirque ambulant.

 

Cette aventure de John Blacksad a suscité de longues attentes de la part des nombreux fans de la série. Malheureusement, le résultat n'est pas à la hauteur de ces attentes. Là où la noirceur de l'univers déployé par GUARNIDO au dessin et DIAZ CANALES au scénario faisait merveille dans les quatre premiers albums, l'histoire ici laisse le lecteur sur sa faim.

Certes, malgré quelques attitudes dignes des cartoons, le dessin est toujours de grande qualité et les personnages mi animaux - mi humains restent un modèle du genre. GUARDIDO ajoute d'ailleurs toute une ménagerie à ses personnages habituels.

 

C'est plutôt par son scénario que pèche cet album. Une histoire qui se résume à une course-poursuite, ce n'est pas du Blacksad... DIAZ CANALES nous avait habitués à beaucoup mieux et savait embarquer son lecteur avec plus de force. Trop de soleil et pas assez de noirceur, peut-être. Dans le genre polar sous UV, Tyler Cross nous avait fourni beaucoup mieux il y a quelques semaines.

Tout ça produit finalement l'album le plus faible de la série, espérons que le tandem hispanique se reprenne dans l'album suivant d'ores et déjà annoncé en quatrième de couverture.

 

En bref : un album auquel il manque ce petit supplément d'âme qui faisait la force des précédents.

 

Blacksad Amarillo par Juanjo GUARNIDO et Juan DIAZ CANALES chez Dargaud.

 

Denis MARC