"A nous de jouer!", le dernier livre à paraître de l'indigné Stéphane Hessel

Stéphane Hessel
Stéphane Hessel - © ©AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK

Après l'immense succès du manifeste "Indignez-vous!", Stéphane Hessel, mort à 95 ans, s'apprêtait à publier la semaine prochaine "A nous de jouer!", un livre d'entretiens dans lequel il exhorte les "indignés de cette Terre" à agir avec compassion en faveur d'un "monde social".

"Il est bon de s'indigner et de s'engager, tant que la pauvreté et l'injustice politique s'amplifient. Mais cela nécessite également -- et c'est le message de ce nouvel ouvrage -- responsabilité et compassion afin de devenir de vrais citoyens d'une société mondiale vraie et pacifique", lance Stéphane Hessel dans la préface à l'édition française du livre, essentiellement composé d'entretiens avec le journaliste et écrivain Roland Merck.

"Profitons de l'opportunité du moment quand la gauche en France dispose, comme cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps, de tant de pouvoir!", ajoute-t-il.

La publication de cet ouvrage, déjà paru en Allemagne en 2012, - les entretiens ont eu lieu en allemand - a été avancée du 13 au 6 mars, a précisé la directrice de la maison d'édition Autrement, Emmanuelle Vial.

"À la suite de ses livres +Indignez-vous!+ puis +Engagez-vous!+, les questions des lecteurs sur la façon de s'y prendre concrètement, en tant que citoyen lambda, lui ont fait penser à un troisième ouvrage", a-t-elle expliqué à l'AFP.

Stéphane Hessel, dont le célèbre opus "Indignez-vous!" a inspiré dans le monde ces dernières années plusieurs mouvements de protestations, insiste au fil de son dernier livre sur la dignité humaine, sur la compassion comme moteur et sur la nécessité d'une politique transnationale dans un monde devenu interdépendant.

Avant de disparaître, l'intellectuel avait également rédigé la préface d'"Un État pour la Palestine", à paraître le 20 mars aux éditions de L'Herne, qui présente les conclusions des différentes sessions du "Tribunal Russell sur la Palestine". Stéphane Hessel était président d'honneur de ce tribunal des peuples autoproclamé, créé en 2009 sur le modèle de celui qui jugea les crimes de guerre américains au Vietnam dans les années 1960, mais considéré comme une "mascarade" par la diplomatie israélienne.

 

AFP Relax News