François Weyergans, la fin de l'histoire

François Weyergans, la fin de l'histoire
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François Weyergans, la fin de l'histoire - © ALAIN JOCARD - AFP

François Weyergans, réalisateur et écrivain, est né à Bruxelles en 1941 d’une mère française et d’un père belge. L’auteur est décédé le 27 mai à l’âge de 77 ans.

Passionné par le cinéma et la danse, il tourne Béjart, en 1962, un court métrage documentaire sur le chorégraphe. Un film sur quelqu’un est un long métrage sélectionné à la Mostra de Venise en 1972. Les distinctions littéraires font oublier la nombreuse production du cinéaste.

Couvert de prix, il est un des rares écrivains à avoir obtenu le Renaudot et le Goncourt, respectivement pour La Démence du boxeur, en 1992, et pour Trois jours chez ma mère, en 2005. Macaire le Copte remporte le Prix Rossel, en 1981. Il reçoit le Prix Roger Nimier, le Prix des Deux Magots. L’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique le distingue. Il remporte aussi le Grand Prix de la Langue française. Il devient immortel en entrant à l’Académie française en 2009. Maurice Béjart, un ami proche, lui avait légué son épée d’Académicien. L’écrivain avait fait gravé une devise sur sa lame, Plus je pense, plus je pense.

Le père de François Weyergans était un écrivain catholique, un critique littéraire et cinématographique. Le jeune François écrit en cachette de son père son premier roman Salomé qui voit le jour tardivement en 2005, la même année que le roman Trois jours chez ma mère. Ce livre annoncé et ajourné maintes fois paraît huit ans après Franz et François, un roman autour de la figure paternelle qui rappelle la relation houleuse entre le père et le fils. Le personnage de Trois jours chez ma mère, est un double de l’auteur en proie au doute. L’écrivain confronté à ses doubles, vrais ou faux, cède à une écriture du ressassement et semble cultiver un sentiment de honte lié à l’écriture.

pour lire un extrait de "Trois jours chez ma mère"

L'interview de François Weyergans, en 2005