Tout le Baz'art de Virginie Hocq, avec un Q

Tout le Baz'art de Virginie Hocq
11 images
Tout le Baz'art de Virginie Hocq - © Tout le Baz'art

Virginie Hocq est inconsolable. Avec la mort d’Annie Cordy son amie, la marraine de sa fille Billie, une joie, une aïeule, un modèle, c’est comme si le sol s’était dérobé sous ses pieds, juste avant la première de son nouveau spectacle au Théâtre Le Public à Bruxelles "Virginie Hocq ou presque" où il n’est question que de cela partir, mourir, vieillir.

Mais pas pour elle, ah non, elle nous en fait la promesse : "Vieillir, moi ? Jamais !" Seule sur scène, avec son humour, sa légèreté, sa poésie, Virginie s’ingénie à ouvrir des caisses posées sur le sol où lui revient tout son passé pour dire, proférer, rigoler ce qu’elle est devenue, une ingénue, une vedette, une éternelle, une orpheline. Car oui, elle l’avoue, le germe du spectacle, c’est la mort de son père survenue il y a deux ans à Nivelles, sa ville natale, et d’ailleurs elle ne dira jamais qu’il est mort, mais juste qu’il a glissé, comme Annie. On ne meurt pas, on glisse et quand on glisse on rit. A l’église, pour l’enterrement, le curé a catégoriquement refusé qu’on entonne des chansons paillardes, ce qui aurait beaucoup plu au mort, mais l’homme de Dieu a bien voulu taper du pied sur la "Petite Gayole", qui comme chacun sait emmène au paradis. Et au cimetière, Virginie a bien insisté pour que le Q final de son patronyme soit gravé en majuscule sur la tombe, et plutôt que d’écouter des sincères condoléances atrocement compassées, elle a préféré souhaiter une joyeuse cuite à toutes et tous…

A quarante-cinq ans, Virginie Hocq a une sacrée carrière derrière elle, planches, télé, cinéma et aussi Instagram où elle convoquait avec succès tous les soirs durant le confinement à dix-huit heures précises ses nombreux followers pour une leçon de muscles et de sport en chambre. On la verra bientôt avec Benoît Poelvoorde dans la comédie "Do you, do you Saint-Tropez" entourée de sérieuses pointures d’Outre-Quiévrain : Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Gérard Depardieu, excusez du peu…

Mais elle admire surtout ces femmes presque d’autrefois qui l’ont inspirée, Maria Pacôme, dans "Le noir vous va si bien", Jacqueline Maillan, ou Valérie Lemercier, des icônes pour elle ; et avec Yolande Moreau, Virginie Hocq est de celles qui mine de rien et sans avoir l’air d’y toucher a imposé dans le rigolo francophone le figure d’une femme drôle, sans tabou et sans pitié.

 

TOUT LE BAZ’ART de Virginie Hocq sur Auvio

LA UNE, samedi 3 octobre, 18h00