Une journée à Cannes : photo de famille historique

Pour sa 70e édition, le Festival de Cannes s'est offert une photo historique en réunissant une centaine d'acteurs et de réalisateurs, dont plusieurs palmés.
Pour sa 70e édition, le Festival de Cannes s'est offert une photo historique en réunissant une centaine d'acteurs et de réalisateurs, dont plusieurs palmés. - © ALBERTO PIZZOLI / AFP

Voici les hommes, les femmes, les films, événements et anecdotes qui ont marqué la sixième journée de la compétition du 70e Festival de Cannes, mardi.

Photo de famille

Pour sa 70e édition, le Festival de Cannes s'est offert une photo historique en réunissant une centaine d'acteurs et de réalisateurs, dont plusieurs palmés : Oliver Stone, George Miller, Nanni Moretti, Jane Campion, Ken Loach, Pedro Almodovar, Will Smith, Antonio Banderas, Marion Cotillard, Claudia Cardinale, Claude Lelouch, Costa-Gavras, Monica Bellucci, Nastassja Kinski, Isabelle Huppert, Jacques Doillon, Catherine Deneuve, notamment, ont pris la pose.

La minute de silence

Le Festival de Cannes a observé une minute de silence mardi après-midi en solidarité avec la ville de Manchester, frappée par un attentat. "Les victimes de Manchester ne faisaient pas autre chose que ce que nous faisons ici : être ensemble, jouir de la liberté d'aimer et de partager les passions", a déclaré en préambule, Thierry Frémaux, délégué général du Festival. A ses côtés sur les marches du Palais, Pierre Lescure, président du Festival, le maire de Cannes, David Lisnard, et des membres de l'organisation. Côté célébrités, Isabelle Huppert.

La femme

Naomi Kawase : première réalisatrice en lice pour la Palme d'or, la cinéaste japonaise a fait son entrée tout en poésie avec Vers la lumière, variation sur ce qui disparaît, le cinéma et la cécité. Une jeune femme dont le métier est de décrire des images de films pour des spectateurs aveugles se rapproche d'un photographe qui perd peu à peu la vue. "J'ai envie de croire que les films resteront pour l'éternité. J'ai dédié mon âme au cinéma (...) et j'aimerais léguer ce film à tous les amoureux du cinéma", a dit Naomi Kawase, plus jeune lauréate de la Caméra d'or à Cannes à 27 ans, en 1997, pour Suzaku.

L'hommage

Présenté à Cannes en séance spéciale, le délicat et poétique 24 Frames, oeuvre posthume d'Abbas Kiarostami, décédé l'an passé à l'âge de 76 ans, est un adieu émouvant du cinéaste iranien au 7e art. Kiarostami a été récompensé par une Palme d'or en 1997 pour Le Goût de la cerise (ex aequo avec L'Anguille du Japonais Shohei Imamura).

Trois couleurs Salma

En à peine 24 heures, l'actrice mexicaine Salma Hayek a fait des apparitions publiques avec trois couleurs de cheveux différentes. Lundi soir, elle a participé à un dîner avec une chevelure ondulée rose. Mardi matin, elle avait une coiffure couleur noire pour participer à une table ronde, sur la place de la femme au cinéma. Et en soirée, elle a été vue avec une couleur châtain en montant les marches du Palais, pour assister aux célébrations du 70e anniversaire.

#girlpower

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L'avis des critiques

Ni Happy End de Michael Haneke, ni Mise à mort du cerf sacré, film cauchemardesque du Grec Yorgos Lanthimos (The lobster) avec Nicole Kidman, tous deux diversement appréciés, n'ont bouleversé le palmoscope. Faute d'amour du Russe Andreï Zviaguintsev, film étouffant sur la disparition de l'enfant et qui interroge la société russe, est toujours le favori des critiques étrangers. The Square du Suédois Ruben Östlund et Wonderstruck de l'Américain Todd Haynes, jouent les outsiders. Côté presse française, Haneke n'a pas pas vraiment séduit. Seuls la revue Positif, Les InrocKs et Ouest-France l'ont aimé "passionnément". "120 Battements par minute" du Français Robin Campillo, film coup de poing sur le début de la lutte contre le sida en France, est toujours le grand favori de la presse française.