Trinkhall : des œuvres sans filtre

C’est le 18 juin dernier que le Trinkhall ouvrait enfin ses portes après une profonde transformation. Si aujourd’hui, le tout nouveau bâtiment marque le parc d’Avroy par son architecture contemporaine, la démarche du musée (né sur les cendres du Mad Musée), a elle aussi évolué.

"Nous ne sommes pas un musée d’art brut" souligne d’emblée Isabelle Verhoeven qui nous accompagne.

Nous parlons plutôt d’arts situés. Le Trinkhall met en avant des œuvres réalisées par des artistes fragiles mentalement ou porteurs d’un handicap mental, mais qui travaillent en ateliers d’artistes spécialement conçus pour eux. Pour leur permettre, avec l’animateur de ces ateliers, de travailler dans une sorte de démarche de compagnonnage.

La politique du musée est donc clairement de s’adosser au travail de ces ateliers, qu’ils soient belges (comme le Creahm) ou internationaux. Le Trinkhall propose donc d’ouvrir le regard sur le processus même de création et sur les liens que ces artistes dits "fragiles" entretiennent avec la société et le monde qui les entoure.

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Œuvre de Pascale Vincke, artiste qui travaillait à partir de photographies tirées de magazines. © "N’oubliez pas le guide" – RTBF

3000 œuvres en réserve

Ce qui nous intéresse, c’est ce que provoque telle ou telle toile, telle ou telle sculpture sur le public. Pourquoi cette force expressive ? Pourquoi ces œuvres dégagent-elles une telle sensibilité, une telle émotion ? Probablement parce qu’elles se donnent à voir sans filtre, elles s’adressent directement au cœur.

"En tout cas, elles me font vibrer" soutient Isabelle Verhoeven. Le cœur, l’émotion, c’est bien ce qui dicte les choix de l’équipe dans l’acquisition des œuvres. 3000 œuvres aux singularités à découvrir tout au long de l’année. Petit avant goût dans "N’oubliez pas le guide".

Informations pratiques

Trinkhall – Liège

Parc d’Avroy – 4000 Liège

Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 18h

Réservation souhaitée