Le Prix Première a été décerné à Mahir Guven pour "Grand frère"

Mahir Guven et Laurent Dehossay
Mahir Guven et Laurent Dehossay - © Christine Pinchart

Mahir Guven, 31 ans, nantais d'origine, né d'une mère turque et d'un père kurde, a reçu le Prix Première 2018, pour un premier roman qui côtoie une actualité brûlante.

A l'âge de 5 ans Mahir perd son papa. La vie se poursuit entre les bras de sa mère, bercé par les histoires d'une grand-mère qui possède un don pour le romanesque, et une soeur.

Le livre raconte le quotidien d'un père syrien immigré, soucieux de bien faire et de veiller au bien être de ses deux garçons. Le grand, chauffeur de VTC, flirte avec la légalité, et le second, infirmier de formation est parti en Syrie et ne donne plus de nouvelles. Une situation qui brise le coeur du "daron", qui prend de l'âge et qui sait que là-bas, la mort n'est jamais loin.

Mahir contribue à faire vivre notre langue, énergique dans la bouche d'une jeunesse soucieuse de créativité. Un glossaire nous offre un décodage ludique. Rencontre avec Mahir Guven