Dans "La cour des grandes" d'Adèle Bréau, la vie est un roman très réaliste

Adèle Bréau
Adèle Bréau - © Christine Pinchart - RTBF

Rencontre avec Adèle Bréau pour son premier roman

 

Vous êtes blogueuse et vous vous adressez aux femmes ?

Je suis directrice de Terrafemina, un site oui pour les femmes, et j'ai un blog personnel, où l'on parle un peu de tout. On débriefe de la maternité et de l'organisation qui en découle. Sur Terrafemina j'ai eu pas mal d'anecdotes de femmes en sept ans d'existence, et on parle de la manière de concilier vie de famille et vie professionnelle.

 

Sont-ce ces témoignages qui ont donné vie aux personnages du roman ?

Oui je pense que ça a beaucoup aidé, et ça a aidé aussi à créer des personnages non stéréotypés. Ils viennent bien sûr de mon imaginaire et de mon cercle de proches, mais ils sont nourris aussi d'anecdotes du site.

 

Quatre personnages, avec des maris tantôt très occupés, ou plus oisifs, mais des femmes qui sont confrontées à ce que l'on vit au quotidien. Ce patron macho vous ne l'avez pas inventé ?

Très honnêtement je l'ai vécu plus d'une fois, pas forcément dans mon entreprise mais en allant chez des clients par exemple. Mais le patron macho on le voit aussi dans des témoignages de femmes. Leur plaisir de faire des réunions à 18H30 pour pouvoir dire : ah pardon vous devez vous occuper des enfants... Ou le type qui entre en réunion en disant  : bonjour messieurs alors qu'il y a deux femmes assises. L'égalité professionnelle progresse, mais on est encore très loin d'un idéal.

Adèle Bréau-La cour des grandes chez JC Lattès - Drôle, plein d'émotion, d'humour et de facétie. Ne l'oubliez pas dans vos valises.