Les critiques d'Hugues Dayez : Race, American Nightmare 3, et Now You See Me part 2

Race, l'affiche
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Race, l'affiche - © DR

"Race", en anglais signifie à la fois la race, et la course. C’était un titre idéal pour dépeindre le destin de Jesse Owens, qui dut à la fois affronter le climat de ségrégation raciale dans son propre pays, les Etats-Unis, et les diktats de l’idéologie nazie, lorsqu’il court aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936, face à une tribune où trône Adolf Hitler.

Le film "Race" dépeint à la fois le destin personnel de l’athlète et le contexte politique de l’époque, car la participation des USA à cette édition des Jeux Olympiques fit l’objet de débats enflammés, certains voulaient boycotter le régime de l’Allemagne nazie, d’autres estimant au contraire qu’une victoire des athlètes américains, noirs comme Jesse Owens, constituerait un formidable pied de nez aux théories nauséabondes de l’eugénisme défendu par Hitler.

On l’aura compris, le film "Race" regorge de thèmes intéressants, dommage que la mise en scène de Steven Hopkins ne soit pas plus inspirée et reste très conventionnelle pour raconter cette édifiante histoire vraie.

Le cinéma américain propose également cette semaine deux suites de films à succès : la première c’est "The Purge", ou "American Nightmare 3".  L’idée initiale de cette série était provocante et originale : dans une Amérique du futur proche, une nuit par an, pendant 12h, tous les crimes sont permis. Ce qui permet au gouvernement conservateur de voir avec une satisfaction hypocrite, de nombreux sans-abri liquidés par des bandes d’extrême-droite. Dans ce troisième épisode, une femme politique courageuse veut supprimer cette coutume de la "purge" et devient évidemment la cible de ses opposants. Si ce thriller se laisse voir sans déplaisir, l’effet de nouveauté s’est inévitablement évaporé depuis le numéro 1.

L’autre suite, c’est "Now you see me part 2", où l’on retrouve une bande d’illusionnistes qui veulent, par leur magie, démasquer des escrocs d’envergure. Les scénaristes multiplient les coups de théâtre jusqu’à plus soif, et cette surenchère invraisemblable rend cette suite terriblement indigeste.