Les critiques d'Hugues Dayez : Jason Bourne 5e volet, et Folles de joie

Jason Bourne
Jason Bourne - © DR

En 2007, sortait la "Vengeance dans la peau", troisième et dernier volet de la série dans laquelle Jason Bourne, espion amnésique, découvrait le plan machiavélique dans lequel il avait été la victime. Il éliminait le boss responsable de tous ses malheurs, et pouvait reprendre enfin une vie normale. The End.

Mais à Hollywood, quand une série – on appelle ça une franchise en terme commercial – marche, on déteste que ça s’arrête. Matt Damon était parti vers d’autres projets, les producteurs ont essayé de souffler sur les braises avec un autre acteur, Jeremy Renner, censé incarner un collègue de Jason Bourne, lui aussi victime d’une machination.

Le film s’appelait "Jason Bourne, l’héritage", il est sorti en 2012, mais ce produit blanc n’a pas séduit grand monde.

La seule solution pour ranimer la poule aux œufs d’or, c’était évidemment de rappeler Matt Damon himself pour qu’il accepte un nouveau tour de piste. À 45 ans, Damon s’est laissé convaincre de rejouer Bourne une 4e fois.

À l’heure où je vous parle, je n’ai pas eu la possibilité d’assister à la vision de presse de ce nouveau volet, mais il y a fort à parier qu’il renoue avec le succès de la trilogie, parce que les producteurs ont mis beaucoup d’atouts de leur côté, non seulement ils ont rappelé Matt Damon mais aussi le réalisateur Paul Greengrass qui avait signé les deux volets les plus palpitants de la série, et qui est un maître incontesté du film d’action. Et dans le rôle féminin, atout supplémentaire, on retrouve la Suédoise Alicia Vikander, lauréate de l’Oscar pour "The Danish Girl".

Ceux qui ne sont pas fans de blockbusters hollywoodiens peuvent éventuellement se tourner cette semaine vers un film italien, "Folles de joie", une tragi-comédie de Paolo Virzi, montrée à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.

Soit la cavale de deux jeunes femmes qui s’échappent de leur institution psychiatrique. La première est mythomane et bipolaire, elle est incarnée par Valeria Bruni Tedeschi, décidément abonnée à ce genre de rôle, et la seconde est une jeune femme désaxée accusée d’avoir voulu noyer son bébé. Rien de bien neuf dans ce road movie qui rappelle un peu le "Thelma et Louise" de Ridley Scott, mais Virzi raconte cette équipée avec une certaine efficacité narrative.