The Stanfords : "Si notre musique a un côté vintage, il est important qu'elle s'inscrive dans le présent"

Le jeune musicien brainois prépare son premier album avec son groupe, après avoir publié un avant-goût l’année dernière avec Come and Get This.

L’anglais, il l’apprend à travers les Beatles. A l’école, avec différents exercices incluant le quatuor britannique. Sauf que pour Youri Delmoitiez, c’est rapidement devenu bien plus que de simples exercices pour se familiariser avec la langue. "Je me suis mis à apprécier la musique, à en écouter de plus en plus. Je voulais tout découvrir. En apprenant la langue, j’ai pu comprendre ce que chantaient les artistes. Avant, je n’y prêtais pas attention", se souvient-il.

Deux de ses professeurs, passionnés de musique, participe à son éveil musical. Le jeune brainois prend plaisir à aller piocher dans leur discographie. "Ils avaient vraiment bons goûts", souligne-t-il. L’un deux va même l’accompagner lorsqu’il va acheter sa première guitare, un instrument qu’il va apprivoiser de manière autodidacte. Encore aujourd’hui, ses anciens instructeurs continuent de le suivre dans ses projets. "Ils viennent aux concerts, ils sont encore là. Ce sont devenus des amis très proches. Ils écoutent les démos et me font des retours."

Accointances britanniques

Ses premiers pas dans la musique, il les fait à côté de ses amis du secondaire, sous le nom de Keep Yourself Alive. Le trio sort un disque en 2018, qui lui permet d’aller jouer à l’Ancienne Belgique mais aussi dans des pubs en Angleterre. Le projet s’arrête un an plus tard, pour des raisons personnelles. Youri Delmoitiez fait ensuite la rencontre de l’ex-bassiste du groupe de psyché-rock britannique Kula Shaker, Alonza Bevan. " Il m'a dit que c'était dommage que notre aventure se soit finie. Je lui ai confié avoir encore plein d’autres démos que je n’avais jamais utilisées. Après les avoir écoutés, il m’a convaincu d’en faire quelque chose."

Quelques mois plus tard, The Stanfords prend forme. Le jeune homme s’accompagne de plusieurs musiciens qui prennent aussi part à la composition. Alonza Bevan reste dans les parages, avant de proposer de produire leur première livraison : Come and Get This. Un disque de cinq titres influencé par la pop britannique et baigné d’un petit côté rétro. "L'important était surtout que malgré le côté vintage, on sente que la notre musique a été faite aujourd'hui et qu'elle s'inscrive dans le présent", souligne le fan des Kinks, le groupe le plus sous-évalué, selon lui.

Focus sur le présent

Avec leur dernier single, "Back Home", sorti fin mai, le groupe s’aventure vers une autre ambiance, sur des sonorités plus douces, proches d'un slow. De quoi patienter avant le premier album, qui est doucement en préparation. "J'ai envie de prendre le temps de bien faire les choses. Come and Get This était plutôt un essai, une manière d’expérimenter comment on pouvait tout mettre en place en terme de sons." Youri Delmoitiez ne réfléchit pas trop à l’après, aux débouchés, aux objectifs à atteindre. Toute sa concentration est mise sur sa musique, là, maintenant.