Elia Rose : "Je préfère vivre derrière mes convictions que de m’aligner à ce qui devrait plaire"

Direction les années 80 avec cette artiste originaire de Tournai qui sort bientôt son premier projet.

Avec des parents musiciens et propriétaires d’un piano-bar, difficile pour Elia Rose d’échapper à la musique. Ils y jouaient tous les soirs. On habitait juste au-dessus, j’ai donc été bercée par la musique depuis toute petite ", souligne l’autrice-compositrice qui s’apprête à publier son premier album, Love Is All You Need, constitué de six titres le 14 mai prochain. Ses premiers spectacles, elle les donne naturellement aux Trois Pommes d’Orange, institution tournaisienne, à l’âge de 3 ans.

Ayant pris goût à la scène, elle participe à l’âge de 15 ans à l’émission "Pour la gloire", diffusée sur la RTBF, où elle arrivera jusqu’en finale avec une chanson de Vanessa Paradis. Elle intègre par la suite plusieurs groupes : rock, jazz, pop, disco… tous les styles y passent. À sa majorité, Elia Rose débarque dans la capitale, bien décidée à vivre de sa passion. Elle se fait remarquer en faisant des reprises et en participant par la suite à The Voice Belgique en 2013. Dans la foulée, elle collabore avec Kid Noize sur son titre "We Scream and We Fight".

Proposer quelque chose de plus personnel

"Il y a deux ans, j’ai commencé à sortir mes propres compositions pour la première fois. J’avais toujours fait des covers et je sentais que j’avais un peu fait le tour, il fallait que je propose quelque chose de plus personnel", confie-t-elle. Elle sort son premier single, "Colors", et assume un univers pop, coloré et inspiré des années 80. Sans doute en réaction à la collection de CD du DJ qui venait animer les soirées au piano-bar parental, où Michael Jackson et George Michael passaient en boucle. Elia Rose revendique un côté kitsch, auquel elle n’associe pas de connotations négatives, elle perçoit au contraire cela comme une proposition décalée et osée.

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Sortir des sentiers battus

Si elle a attendu une dizaine d’années avant d’oser lancer son projet, c’est notamment car elle voulait être certaine de ses choix, de ses envies. Sa rencontre avec la guitariste Lorenzo Di Maio et le multi-instrumentiste Cédric Raymond lui a permis de lui donner confiance en elle et en sa musique. Une assurance nécessaire face aux programmateurs radios qui ont essayé de lui faire prendre des chemins plus commerciaux. "Je préfère vivre derrière mes convictions et ma création que de m’aligner à ce qui devrait plaire. Je trouve qu’il y a déjà assez de trucs qui se ressemblent, je préfère sortir un peu des sentiers battus", assène Elia Rose.

Elle attend aujourd’hui de pouvoir défendre son mini-album, composé de six titres, sur scène, armée de son keytar, un clavier porté comme une guitare. "Pour moi il est impossible de rester statique sur scène derrière un piano parce que j’ai besoin de bouger, de sauter, de danser dans tous les sens. Le keytar me permet d’être mobile et ça correspond bien à mon style car il y a beaucoup de synthés dans mes prods et c’est important pour moi de faire aussi partie des musiciens." En patientant, elle travaille déjà à l’écriture de son premier album long format, qui devrait contenir quelques chansons en français.