Coline et Toitoine : "On a mis du temps à se mettre d'accord sur le style de musique qu'on voulait faire"

Après des milliers d’écoutes sur les plateformes de streaming, le jeune duo vient de sortir son premier mini-album et continue son ascension. 

Ils se présentent parfois comme des cousins, de faux frères et sœurs ou de simples amis des secondaires. Coline et Toitoine ne veulent pas toujours s’attarder sur les circonstances de leur rencontre parfois trop longues ou compliquées à raconter. Celle-ci s’est faite à la suite de multiples divorces dans leur famille respective qui ont fait qu’ils se sont retrouvés aux mêmes réunions familiales vers leurs 10 ans. S’ils sont au courant de leur affection commune pour la musique depuis longtemps, ils finissent par réellement échanger à la fin de leurs humanités, après être tombés par hasard dans la même classe.

Tous les deux entament leur parcours musical à l’académie avec des cours de solfège. Coline apprend l’accordéon et le chant lyrique. Elle participe également à des comédies musicales organisées dans son quartier. Vers ses 10 ans, elle commence déjà à écrire ses propres chansons. Toitoine va lui plutôt se diriger vers le piano, l'instrument qu'il a toujours connu chez lui et avec lequel il a tout de suite accroché. 

"Au début, je me tenais aux partitions et je jouais des choses classiques. Mais j'ai par la suite commencé à créer mes propres morceaux. Plus tard, j'ai découvert le logiciel Garage Band sur mon ordinateur. J'ai compris que ça me permettait d'accéder à beaucoup plus de sonorités différentes. J’avais la possibilité de faire des choses qui ressemblaient à ce que j'entendais à la radio. Je faisais ça tout le temps, même en vacances", explique le jeune musicien. Elle, au chant et aux paroles des chansons. Lui, à la composition et à la production. Ils réalisent rapidement que leur complémentarité est un atout.

Accorder ses violons

Les deux commencent d’abord par jouer ensemble, pour s’amuser, pour se découvrir. L’idée de former est un duo n'est pas sur la table au début. "On n’a pas vraiment décidé de créer un groupe. Au début, c'était plus Coline Feat. Toitoine ou Toitoine Feat. Coline. Lorsqu'on a eu l'occasion de jouer à un festival, on nous a demandé le nom de notre groupe, on a paniqué car on avait pas de groupe à la base. Alors on a simplement répondu Coline et Toitoine", se souvient le pianiste.


Leur "vraie" première chanson, "Write A Song" est diffusée sur les plateformes de streaming en janvier 2019. Un premier pas dans leur univers pop et électro. "On a dû faire une vingtaine de versions pour ce titre.  On a mis du temps à accorder nos violons et à se mettre d'accord sur le style de musique que l’on voulait faire", se rappelle Coline. Les deux amis ont en effet des goûts musicaux différents.  Pour Toitoine, il est important de rester sur la même longueur d’onde : "On a tous les deux une playlist sur Spotify où chacun de nous glisse des morceaux qu'on découvre ou des classiques. Cela permet de rester au courant des goûts de l'autre et se mettre d'accord sur le style qu'on a envie de faire sur nos chansons. C'est quelque chose qu'il faut entretenir."

Une vision 360

Après une dizaine de singles et des milliers d’écoutes sur Spotify, Coline et Toitoine viennent de sortir leur premier mini-album, Soma. Un disque concept inspiré du livre "Le meilleur des mondes" d’Aldous Huxley. "Cette fois, on avait envie de construire une vraie histoire, avec des chansons qui se relient", assurent-ils. Concernant la sortie prochain d’un premier album long format cette fois, ils préfèrent ne pas se mettre de pression ni de trop se projeter.

Ils travaillent pour le moment en indépendant ce qui leur permet plus de  liberté. "On adore être en indé. On fait quasiment tout nous-même, on prend beaucoup de plaisir à créer plein de choses. Mais après, s'il y a une proposition alléchante qui nous convient de la part d'un label, on ne va pas forcément refuser. Pour le moment, ça nous permet de décider de tout ce que l'on fait et d'avoir une cohérence dans les projets sur tous les plans, autant l’image que les réseaux sociaux. On aime avoir une vision 360 sur le projet", souligne Toitoine.