Un p'tit Couleur Café au soleil !

Melanie de Biasio
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Melanie de Biasio - © Sergine LALOUX

Le festival bruxellois métisse les sons, les cultures et les énergies pour la deuxième fois dans le parc d’Osseghem. Un plaisir nature qui sent bon les vacances !

Une nouvelle et délicieuse habitude s’installe peu à peu avec cette édition 2018 de Couleur Café. Celle d’un festival qui prend gout à l’espace et à la végétation. On l’avait déjà écrit l’an dernier : l’expérience est tellement plus agréable qu’à Tours et Taxis !

Mais, même dans son concept bien plus aéré, les effets de foule sont inévitables. Et les cafouillages d’entrée de jeu aussi. Le public était très nombreux ce vendredi (qui affichait d’ailleurs rapidement complet) et il nous a fallu plus d’une heure pour entrer sur le site. Dommage, du coup, de rater la prestation attendue d’Angèle, étoile montante de la pop made in Belgium et sœur de Roméo Elvis qui voit déjà filer son astre vers les cieux.

Pas découragé pour un sou, on arpente donc avec bonheur les allées boisées sous un soleil digne du Sud pour se rapprocher du magnifique Théâtre de Verdure, cadre idéal pour se reposer au son de la flute traversière de Mélanie de Biasio que nous avions rencontrée cet automne en célébration de son magnifique "Lilies". Plaisir donc de la retrouver même si on est accueilli par quelques larsens peu gracieux et que le public de ce genre d’événement n’est pas le plus respectueux pour une musique qui s’apprécie mieux dans un endroit feutré.

Petit retour sur nos pas et quelques déambulations plus tard, nous voilà prêt pour une fête de mariage à Bamako (ça fonctionne aussi le vendredi) avec Amadou et Mariam toujours aussi classes et sympathiques. Ils sont vraiment superbes dans leurs tuniques rouges flamboyantes pour nous conter les histoires de leur continent au centre du désordre mondial. "C’est chaud partout" chantent-ils avec un sourire inoxydable comme pour conjurer le sort. Si le set ne recèle aucune surprise (on les suit depuis plus de 15 ans), la fluidité des compositions et du jeu de guitare d’Amadou nous saute une nouvelle fois aux oreilles. Cette musique est simple, efficace, joyeuse et communicative. Le cocktail parfait en mode festival !

La soirée se poursuit plein de double charme féminin des jumelles Diaz d’ Ibeyi, entre harmonies vocales et percussions en échos de leurs ancêtres Yoruba. Deux sœurs aux talents complices que nous avions rencontrées lors de leur dernier passage à l’AB. A découvrir d’urgence si ce n’est déjà fait.

Alors que notre soirée se termine déjà (longue journée dans les jambes) les belges Damso puis Selah Sue (dont nous avions apprécié le spectacle en mai dernier)  s’apprêtent à mener le public jusqu’à bien plus tard dans la nuit…

François Colinet